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18/12/2013 01:23 EST | Actualisé 17/02/2014 05:12 EST

Colombie: l'autorité électorale annonce un référendum sur le maintien du maire de Bogota

L'autorité électorale de Colombie a annoncé mercredi la prochaine organisation d'un référendum posant la question du maintien du maire de Bogota, Gustavo Petro, qui est la cible d'une procédure de destitution.

La loi autorise ce type de référendum dit "révocatoire" lorsqu'un nombre suffisant de signatures a été réunie par des électeurs, en l'occurrence plus de 40% des votes obtenus par M. Petro, un économiste de 53 ans, lors de son élection fin 2011.

"Il n'y a plus de possibilité de recours contre cette décision", a déclaré Carlos Sanchez, responsable de la "Registrature" ou tribunal électoral, en affirmant que le minimum de signatures valides avait été dépassé, lors d'une conférence de presse à Bogota.

La date précise du référendum sur le maintien de M. Petro, un ex-guérillero reconverti dans la politique, devrait être fixée dans les prochains mois.

Ce dernier a assuré qu'il ne ferait rien "pour retarder" ce scrutin. "Allons aux urnes", a-t-il lancé, dans un message posté sur son compte Twitter.

La révocation du maire, investi en janvier 2012, est prononcée si elle recueille la majorité des voix et si la participation lors de ce scrutin atteint au moins 55% du total des suffrages qui avaient été exprimés lors de son élection.

Toutefois ce scrutin référendaire pourrait n'avoir jamais lieu car le maire de la capitale fait déjà l'objet d'une procédure de destitution, dans le cadre d'une autre affaire.

Cette sanction, accompagnée d'une inéligibilité de 15 ans, a été prononcée le 9 décembre pour une passation de marché jugée illicite par le "procureur général", Alejandro Ordoñez, un fonctionnaire chargé du contrôle de l'Etat et indépendant du pouvoir judiciaire.

Cette décision, qualifiée de complot politique par les partisans du maire, est toutefois susceptible d'appel et M. Petro a déjà déposé un recours devant le tribunal administratif. En outre, le parquet a également ouvert une enquête afin de déterminer si cette sanction ne résulte pas d'un abus de pouvoir.

Ancien membre de la guérilla urbaine du M-19 (Mouvement du 19 avril), dissoute en 1990, le maire de Bogota affirme pour sa part que ses adversaires cherche à travers lui à "saboter" l'actuel processus de paix avec la rébellion marxiste des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie).

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