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17/12/2013 03:58 EST | Actualisé 15/02/2014 05:12 EST

Régimes de retraite : la ministre Maltais rectifie les propos du maire Labeaume

La ministre du Travail, Agnès Maltais, corrige une « déclaration inappropriée » du maire de Québec, Régis Labeaume, sur les membres de la Commission des relations de travail (CRT), qui auront à trancher en cas d'échec dans les négociations sur les régimes de retraite.

Lors de la séance du conseil municipal de Québec, lundi soir, le maire Labeaume a déclaré que « ce sont des fonctionnaires, probablement syndiqués, qui vont statuer sur des conventions de fonctionnaires syndiqués ».

« Ce sont des propos inconvenants. Le maire aurait dû mieux s'informer avant de faire un tel commentaire. Les gens de la Commission des relations de travail sont des juges administratifs, ils ne sont pas syndiqués », a commenté Agnès Maltais, après avoir fait parvenir un communiqué pour rectifier les propos du maire.

Le maire commentait la stratégie du gouvernement du Québec de faire appel à la CRT advenant le cas où patrons et employés n'arrivent pas à s'entendre sur les régimes de retraite.

Selon Régis Labeaume, ce sont les élus qui doivent avoir le dernier mot. Il craint notamment l'impartialité des juges administratifs de la CRT, dont certains sont issus du milieu syndical.

« Est-ce que le gouvernement peut me garantir qu'il n'y a aucune nomination politique dans ces gens-là ? Si le gouvernement me garantit ça à 100 %, qu'il n'y a aucune nomination politique en plus des trois qui viennent directement des syndicats, j'ai besoin d'être rassuré », a-t-il répliqué à la ministre en après-midi.

Agnès Maltais, qui a accepté de faire certaines modifications à son plan d'action sur l'avenir des régimes de retraite vendredi dernier, a été claire sur cet aspect : « La décision du gouvernement, c'est qu'à la fin, ça va se régler à la Commission des relations de travail, appuyée par la Régie des rentes du Québec. » La décision est « définitive », indique-t-elle dans le communiqué.

Par ailleurs, Agnès Maltais précise qu'il y aura trois projets de loi au lieu de deux. Le troisième sera consacré uniquement au monde municipal.