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17/12/2013 07:24 EST | Actualisé 16/02/2014 05:12 EST

Premier accrochage entre Labeaume et Shoiry

Le maire de Québec et le chef de l'opposition ont eu une première prise de bec mardi lors de l'étude du budget. Régis Labeaume a exigé des excuses de Paul Shoiry.

Le maire lui reproche d'avoir menti en laissant croire que le budget 2014 avait été « sauvé » par l'intervention du gouvernement du Québec qui a versé 32 millions de dollars à la Ville en remboursement de la taxe de vente.

Plusieurs fois interrompu par le maire, Paul Shoiry a tenté d'obtenir des explications auprès du trésorier de la Ville. Ce qui l'a confondu, c'est une phrase tirée du budget qui dit : « n'eut été de l'impact de la récupération partielle de la TVQ, l'augmentation budgétaire aurait été de 3,8 % ».

Pour le chef de l'opposition, cela indique que le gouvernement a donné un sérieux coup de pouce à la Ville pour contrôler ses dépenses.

« Le trésorier vient de vous dire que c'était tordu, pouvez-vous vous excuser à la place » a répliqué le maire.

Régis Labeaume a tenté à plusieurs reprises d'obtenir des excuses. Paul Shoiry a finalement reconnu que les explications du trésorier étaient satisfaisantes, sans toutefois s'excuser.

« Le problème, c'est que pendant 24 heures, il a traîné ces faussetés-là... et 24 heures plus tard, il dit que finalement il s'est trompé. Alors c'est enrageant. Un gars de son expérience, voyons donc ! », a lancé le maire à la sortie du comité plénier sur l'étude du budget.

« Quand on parle de menteur, qui a menti ? » La réplique du chef l'opposition n'a pas tardé. Paul Shoiry a profité d'une déclaration du maire lors du conseil municipal de lundi soir pour lui relancer la balle.

Dans le dossier des déficits des caisses de retraite, le maire a accusé les membres de la Commission des relations de travail, qui seront appelés à trancher le débat, d'être des « fonctionnaires syndiqués », laissant entendre qu'ils auraient un parti pris pour les syndicats dans le litige.

Or, ce sont des juges et non des fonctionnaires. « Le maire reconnaît-il qu'il a induit la population en erreur ? Le maire reconnaît-il qu'il a menti, qu'il vous a menti, qu'il a menti à la population ? Est-ce qu'il s'est excusé ? Moi, je demande au maire de s'excuser auprès des membres de la Commission des relations de travail pour le qualificatif qu'il a utilisé hier disant que c'était des fonctionnaires syndiqués qui vont favoriser les syndicats. J'espère qu'il va s'excuser », a ajouté M. Shoiry, sur le ton de l'ironie.

Régis Labeaume ne croit pas que cette première altercation va « dégrader » ses relations avec l'opposition. Il voulait simplement que le message soit clair auprès de monsieur Shoiry qu'il n'accepte pas les mensonges.