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17/12/2013 11:38 EST | Actualisé 16/02/2014 05:12 EST

Mécontent du jeu de transition du CH, Therrien a désuni Markov et Subban

MONTRÉAL - Michel Therrien n'hésite jamais à apporter des changements aux trios à l'attaque. Mardi, c'est aux duos de défenseurs que l'entraîneur du Canadien s'est attaqué.

À compter de la deuxième période, il a désuni Andrei Markov et P.K. Subban, à égalité numérique. Le vétéran russe a été jumelé à son compatriote Alexei Emelin tandis que Subban a retrouvé Josh Gorges. Raphaël Diaz est demeuré avec Douglas Murray.

«L'idée nous trottait dans la tête depuis un bon moment. J'en discutais avec Jean-Jacques Daigneault, l'entraîneur des défenseurs», a confié Therrien, à l'issue de la belle remontée du CH.

«Nous n'aimions pas le jeu de transition entre les défenseurs et les attaquants, particulièrement en première période. C'était le cas depuis une dizaine de jours. Après la première période, nous avons jugé que c'était le moment approprié d'apporter des changements. Nous voulions avoir en tout temps sur la glace un défenseur capable de bien faire avancer la rondelle. Dans un duo, il y avait Markov, dans les autres Subban et Diaz.»

Vers la fin de la rencontre, au moment où le Tricolore s'accrochait à une avance d'un but, les Coyotes se sont vu offrir une descente en surnombre inespérée de trois joueurs, à quatre contre un, puisque Subban a été pris hors position. Gorges a sauvé la mise en synchronisant une belle glissade.

Therrien ne l'aurait pas trouvé drôle, si les Coyotes avaient créé l'égalité.

«J'ai été très content de voir le jeu de Josh Gorges, et j'en connais un qui était très content également», a lancé l'entraîneur, avec le sourire.

«Dans une situation semblable, Josh a fait le bon jeu, a dit le gardien Carey Price. Moi, je dois me préparer au tir, et le défenseur doit tenter de couper la passe.»

Le Canadien a souvent la mauvaise manie d'amorcer les matchs lentement et de les finir fort.

La situation s'est répétée mardi, et Max Pacioretty l'a attribuée au manque de confiance qui animait l'équipe depuis quelque temps.

«C'est une séquence très éreintante, la plus difficile de la saison pour nous, a-t-il avoué. Les entraîneurs font du bon travail pour nous permettre de refaire le plein d'énergie. Mais quand on manque de confiance parce que l'équipe n'a pas de succès, ça empire le facteur fatigue. En troisième période, on a retrouvé nos jambes en même temps que notre confiance.»

Brière, petite soirée

Blâmé pour la pénalité qu'il a écopée à sa première présence sur la patinoire, Daniel Brière n'a presque pas rejoué par la suite (4:27). Therrien a minimisé l'importance de la décision qu'il a prise de laisser le vétéran attaquant sur le banc.

«Ce n'est rien contre Daniel. Derrière le banc, on y va avec les gars qu'on pense qu'ils vont nous permettre de l'emporter, c'est uniquement ça.»

Indiscipline

Dans le camp des Coyotes, on imputait une partie du résultat à l'indiscipline.

«Après avoir livré une solide première période, nous avons écopé de mauvaises pénalités, a analysé le joueur de centre Antoine Vermette. Celle pour avoir eu trop de joueurs en deuxième moitié de deuxième période a donné des ailes au Canadien. En début de troisième, une pénalité en zone offensive lui a permis de créer l'égalité. Puis, il y a eu la pénalité d'Oliver Ekman-Larsson pour avoir envoyé la rondelle dans les gradins. Il a joué de malchance, en frappant la rondelle au vol.»