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17/12/2013 11:21 EST | Actualisé 16/02/2014 05:12 EST

L'Algérie prête à juger équitablement l'ex-magnat Khalifa (ministre)

L'Algérie a pris ses dispositions pour accueillir l'ex-magnat Rafik Khalifa, qui devrait être extradé de Londres d'ici fin décembre, et lui assurer un procès équitable, a déclaré mardi le ministre algérien de la Justice Tayeb Louh.

"Nous suivons cette affaire et mettons en place les procédures légales d'accueil de M. Khalifa", a déclaré le ministre devant les députés de l'Assemblée nationale.

"Il bénéficiera d'un procès équitable dans le cadre de la législation algérienne", a-t-il déclaré, tout en soulignant qu'il pourrait encore adresser un recours devant la Cour européenne des droits de l'Homme.

Londres a annoncé lundi son intention d'extrader M. Khalifa, 47 ans, d'ici la fin du mois après qu'il ait épuisé tous ses recours au Royaume Uni.

Fils d'ancien ministre, M. Khalifa avait symbolisé la réussite individuelle en Algérie à la fin des années 90 en édifiant un empire économique, dont une banque, une chaîne de télévision et une compagnie aérienne.

Mais le "golden boy" a fait faillite en 2003 et a été condamné en 2007 en Algérie à la prison à vie pour détournements de fonds et usages de faux. Entretemps, il s'était réfugié à Londres.

Egalement poursuivi en France pour banqueroute et détournement de fonds, la justice britannique l'avait arrêté en 2007 suite à un mandat européen délivré par la France. Mais suite à plusieurs appels, il avait pu rester en territoire britannique.

Il devrait finalement être extradé vers son pays puisque la demande algérienne prévaut.

La Cour suprême ayant cassé en 2012 le jugement de 2007 suite à différents recours, M. Khalifa et 50 autres accusés doivent bénéficier d'un autre procès.

L'effondrement de son groupe, qui employait 20.000 salariés en Algérie et en Europe, avait causé un préjudice estimé par des avocats entre 1,5 et 5 milliards de dollars à l'Etat et aux épargnants.

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