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17/12/2013 01:18 EST | Actualisé 16/02/2014 05:12 EST

L'accord Moscou-Kiev ne répondra pas aux inquiétudes des manifestants (USA)

La Maison Blanche a affirmé mardi que l'accord économique signé entre l'Ukraine et la Russie ne serait pas suffisant pour répondre aux "inquiétudes" des manifestants pro-européens.

Aucun accord entre Moscou et Kiev ne "répondra aux inquiétudes de ceux qui se sont rassemblés pour protester dans toute l'Ukraine", a déclaré le porte-parole de la présidence américaine, Jay Carney.

"Nous exhortons le gouvernement ukrainien à écouter ses administrés et à trouver le moyen de rétablir un cheminement vers l'avenir européen pacifique, juste, démocratique et prospère auquel les Ukrainiens aspirent", a ajouté M. Carney lors de son point de presse quotidien.

"Nous pressons le gouvernement ukrainien d'engager un dialogue immédiat avec l'opposition et tous ceux qui ont exprimé leur volonté de parvenir à une Ukraine meilleure, lors de manifestations dans la rue", a encore dit le porte-parole.

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé mardi que Moscou accordait 15 milliards de dollars à l'Ukraine et baissait le prix du gaz qu'elle lui vend, lors d'une visite du président ukrainien au Kremlin.

L'opposition pro-européenne en Ukraine y a vu la "mise en gage" du pays à la Russie.

"Compte tenu des problèmes de l'économie ukrainienne (...), le gouvernement russe a décidé de placer une partie de ses réserves (...) dans des titres du gouvernement ukrainien, à hauteur de 15 milliards de dollars", a déclaré M. Poutine à l'issue de ses discussions avec son homologue ukrainien, Viktor Ianoukovitch.

Cette annonce a été faite alors que les opposants au président Ianoukovitch, qui manifestent depuis près de quatre semaines, l'accusent de vouloir "vendre" à la Russie leur pays, en profonde récession et au bord de la faillite.

Au début des discussions avec M. Poutine, M. Ianoukovitch avait plaidé pour un "partenariat stratégique" avec la Russie, plus à même selon lui de faire sortir l'Ukraine de la crise que la signature de l'accord d'association avec l'UE -- en préparation depuis 3 ans--, très mal vu par Moscou.

Son refus fin novembre de signer cet accord historique a poussé des centaines de milliers de personnes à descendre dans la rue et a plongé le pays dans une crise politique inédite depuis la Révolution orange pro-occidentale de 2004.

tq/mdm