NOUVELLES
17/12/2013 05:50 EST | Actualisé 16/02/2014 05:12 EST

Entre 400 et 500 morts dans les violences au Soudan du Sud (ONU)

Entre 400 et 500 cadavres auraient été transportés dans des hôpitaux de Juba, la capitale du Soudan du Sud, à la suite des combats opposant des factions rivales de l'armée, a affirmé mardi un responsable de l'ONU.

Le secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l'ONU, Hervé Ladsous, a ajouté devant le Conseil de sécurité que 800 autres personnes avaient été blessées dans ces affrontements entre les forces fidèles au président sud-soudanais Salva Kiir et celles d'un de ses opposants, selon des diplomates qui étaient présents lors de la réunion.

M. Ladsous a précisé que ces informations se fondaient sur les données envoyées par les hôpitaux de Juba mais que les Nations unies n'étaient pas encore en mesure de confirmer ces chiffres, alors que de nouvelles violences ont éclaté mardi.

Selon la même source, près de 15.000 personnes se sont réfugiées sur les bases de l'ONU tout autour de Juba depuis que les combats ont démarré dimanche soir. La Mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss) avait auparavant évoqué le chiffre de 10.000 civils réfugiés dans les deux bases de l'ONU à Juba.

La capitale reste "sous extrême tension" et les heurts se dérouleraient entre différents groupes ethniques, a indiqué M. Ladsous aux 15 pays membres du Conseil.

L'ancien vice-président Riek Machar est accusé par le président Salva Kiir d'avoir fomenté une tentative de coup d'Etat à l'origine des combats ayant opposé depuis dimanche soir des factions rivales de l'armée sud-soudanaise dans les rues de Juba. M. Machar est recherché et en fuite, selon le gouvernement, qui assure aussi que dix responsables, y compris d'anciens ministres, ont été arrêtées.

Salva Kiir est de l'ethnie Dinka tandis que Riek Machar est un Nuer.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé mardi le président Kiir à faire "une offre de dialogue" à ses opposants pour mettre un terme aux combats, selon son porte-parole Martin Nesirky.

En juillet, le président Kiir avait limogé M. Machar et l'ensemble du gouvernement, sur fond d'inimitié entre les deux hommes et de dissensions au sein du régime, issu de l'ex-rébellion sudiste. Celle-ci est au pouvoir depuis un accord de paix avec Khartoum en 2005, qui a mis fin à des décennies de guerre civile et débouché sur l'indépendance du Soudan du Sud en juillet 2011.

tw/sam/jca