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17/12/2013 12:47 EST | Actualisé 16/02/2014 05:12 EST

Combats à Juba: dix personnalités arrêtées, cinq en fuite dont Riek Machar (gouvernement)

Dix figures politiques sud-soudanaises, pour la plupart anciens ministres du gouvernement limogé en juillet, ont été arrêtées "en rapport avec le coup d'Etat déjoué" dimanche, a annoncé mardi le gouvernement du Soudan du Sud.

L'ancien vice-président Riek Machar, accusé par le président Salva Kiir d'avoir fomenté un coup d'Etat à l'origine des combats ayant opposé depuis dimanche soir des factions rivales de l'armée sud-soudanaise dans les rues de Juba, est recherché et en fuite selon le gouvernement.

Parmi les dix personnes arrêtées figurent huit anciens ministres du gouvernement limogé en juillet, dont Deng Alor Kuol (Affaires gouvernementales), Oyay Deng Ajak (Sécurité nationale), John Luk Jok (Justice), Gier Chuang Aluong (Routes et Ponts), Cirino Hiteng (Culture), Madut Biar Yel (Postes et Télécommunications), Kosti Manibe Ngai (Finances) et Majak Agot Atem (vice-ministre de la Défense).

Ancien proche collaborateur de Salva Kiir et figure de l'ex-rébellion sudiste, Deng Alor Kuol, était, au côté de Kosti Manibe, sous la menace d'un procès, accusés d'avoir détourné huit millions de dollars (six millions d'euros) de fonds publics.

Selon le gouvernement, le gouverneur de l'Etat des Lacs, Chol Tong Mayay, a également été arrêté.

Cinq autres personnes recherchées sont en fuite, poursuit le gouvernement, parmi lesquelles Riek Machar et Pagan Amum, secrétaire-général suspendu du parti au pouvoir (SPLM) et ancien négociateur en chef lors des longs pourparlers avec Khartoum sur les questions non réglées par l'accord de paix de 2005 ayant mis fin à la guerre civile.

Figurent également parmi les suspects en fuite, Taban Deng Gai, ex-gouverneur de l'Etat pétrolier d'Unité, et Alfred Lado Gore, ministre de l'Environnement du gouvernement limogé en juillet, ancien conseiller de Salva Kiir et figure historique de la rébellion sud-soudanaise.

"Ceux encore en fuite seront appréhendés, d'après nos sources certains ont quitté Juba en direction du (...) nord de la capitale", a déclaré le ministre sud-soudanais de l'Information, Michael Makuei, cité par le site officiel du gouvernement.

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