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16/12/2013 10:08 EST | Actualisé 15/02/2014 05:12 EST

Namibie: l'avion qui s'est écrasé le mois dernier n'était "pas défectueux"

L'avion mozambicain qui s'est écrasé en Namibie le mois dernier provoquant la mort des 33 personnes à bord ne semble pas présenter de défaut mécanique, a déclaré lundi un enquêteur à l'AFP.

"Aucun défaut mécanique n'a été détecté jusqu'à présent," a déclaré le directeur des enquêtes sur les accidents d'avion en Namibie, le capitaine Eriksson Nengola.

Il a fondé sa déclaration sur les informations recueillies grâce aux boîtes noires.

L'enquête va à présent porter sur l'inspection physique du lieu de l'accident, a ajouté M. Eriksson.

L'avion, un Embraer brésilien E190 livré en novembre 2012 à la compagnie publique nationale mozambicaine LAM, s'était écrasé fin novembre dans le parc national de Bwabwata, au nord-est de la Namibie, alors qu'il assurait la liaison entre Maputo et Luanda, par gros temps.

Il s'agit d'un des pires accidents survenus dans l'espace aérien namibien ainsi que dans l'histoire de l'aviation civile du Mozambique.

Il n'y a eu aucun survivant parmi les 6 membres d'équipage et 27 passagers de différentes nationalités (dix Mozambicains, neuf Angolais, cinq Portugais, un Français, un Luso-Brésilien et un Chinois).

Si les autorités namibiennes sont responsables des opérations d'identification et de l'enquête, d'autres spécialistes viennent d'Angola, du Brésil, du Mozambique, des Etats-Unis, de Chine et de Namibie.

Trois semaines après le début de l'enquête, seules 7 des 33 victimes ont été identifiées.

"Nous avons pour l'instant établi 7 identifications en utilisant des comparaisons dentaires et des empreintes digitales," a affirmé lundi le policier James Tjivikua dans un communiqué.

"Nous regrettons qu'il n'y en ait pas plus à ce jour," a-t-il déclaré, ajoutant que des mesures pour rapatrier les corps seront prises par les gouvernements respectifs.

La police estime que le retard dans l'identification des victimes est dû au grand nombre de parties du corps devant être examinées. En milieu de semaine dernière 600 pièces avaient été testées.

Le nombre de pièces devant encore être examinées n'est pas clair, mais les enquêteurs espèrent terminer la troisième semaine de Janvier, d'après M. Tjivikua.

"Il s'agit d'un long processus," a-t-il déclaré, à cause de la complexité des analyses.

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