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16/12/2013 11:38 EST | Actualisé 15/02/2014 05:12 EST

Mandela: le faux interprète en langue des signes nie tout passé criminel

L'interprète en langue des signes dénoncé comme incompétent le jour de la cérémonie d'hommage à Nelson Mandela du 10 décembre a nié lundi avoir un passé criminel, comme l'ont affirmé des médias sud-africains.

"C'est n'importe quoi", a-t-il dit à l'AFP, lors d'une conversation téléphonique où il s'est montré très confus, à propos d'un article de l'hebdomadaire sud-africain Sunday Times dimanche.

Le Sunday Times affirmait que Thamsanqa Jantjie, qui a passé plusieurs heures lors de la cérémonie aux côtés des grands de ce monde, dont le président américain Barack Obama, avait admis avoir participé à un meurtre collectif en 2003.

"C'est quelque chose de collectif, ce qu'on appelle la justice de la foule, et j'étais là aussi", dit-il dans le Sunday Times, qui précise que les charges contre lui ont été abandonnées parce qu'il a été considéré suffisamment malade sur le plan mental pour ne pas être poursuivi.

Contacté lundi par l'AFP, il s'est emporté et a tenu un discours largement incohérent.

La semaine dernière, la chaîne de télévision privée eNCA avait également affirmé que l'homme avait été impliqué dans des affaires criminelles, dont un viol et une tentative de meurtre. Ces informations n'ont jamais été confirmées.

Par ailleurs, l'ANC, le parti au pouvoir, a ouvert une enquête sur de possibles liens entre ce faux interprète et des membres du parti.

L'affaire de cet interprète fait doublement scandale en Afrique du Sud. D'une part parce que la communauté des sourds s'est sentie insultée que l'on fasse traduire une cérémonie d'hommage à Nelson Mandela par un homme qui semblait tout ignorer de la langue des signes.

Et d'autre part parce que l'état mental de cet homme, qui dit souffrir de schizophrénie, et son éventuel passé criminel, semblent avoir fait peser une menace sur les invités du gouvernement venus rendre hommage à l'ancien président défunt.

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