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16/12/2013 09:45 EST | Actualisé 15/02/2014 05:12 EST

Liste noire: Zarif exprime son "mécontentement" à Kerry

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a fait part à son homologue américain John Kerry de son "mécontentement" après la décision de Washington d'élargir sa liste noire contre l'Iran, ont indiqué lundi les médias iraniens.

L'inscription jeudi d'une dizaine de noms sur la liste des entreprises et individus soupçonnés de violer les sanctions commerciales contre Téhéran a provoqué la suspension des discussions techniques à Vienne entre l'Iran et le groupe du 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne).

"Après les récents développements concernant la mise en application du Plan d'action conjoint (sur le nucléaire iranien conclu à Genève) le secrétaire d'Etat américain a eu un contact téléphonique avec M. Zarif qui lui a exprimé le mécontentement de l'Iran", a précisé Fars, citant le ministère iranien des Affaires étrangères.

Le ministère ne précise pas quand a eu lieu la conversation téléphonique.

Selon l'agence Irna, cette conversation était la première entre les deux responsables depuis l'accord conclu à Genève le 24 novembre.

M. Zarif avait affirmé dimanche que l'Iran poursuivait "sérieusement" les négociations nucléaires avec les grandes puissances malgré "le geste inapproprié" des Etats-Unis.

Les discussions de Vienne, qui avaient débuté lundi, concernaient la mise en application de l'accord intérimaire de Genève. L'Iran, soupçonné par l'Occident de vouloir acquérir l'arme atomique sous couvert de programme nucléaire civil, doit limiter ses activités nucléaires pendant six mois en échange d'une levée partielle des sanctions occidentales.

L'ONU et l'Union européenne s'engagent également à ne pas imposer de nouvelles sanctions liées au nucléaire pendant cette période, tandis que l'administration américaine doit "éviter" d'en imposer.

Vendredi, M. Kerry avait assuré que les négociations reprendraient "dans les prochains jours", minimisant la suspension annoncée par Téhéran.

Un porte-parole de la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, qui représente les grandes puissances dans ces négociations, avait lui aussi affirmé que "des consultations" auraient lieu dans les capitales, "en espérant que les négociations techniques reprendront bientôt".

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