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16/12/2013 04:58 EST | Actualisé 14/02/2014 05:12 EST

Le déploiement de missiles russes à Kaliningrad inquiète Washington

Branle-bas de combat à Washington après l'annonce du déploiement de missiles russes de courte portée à Kaliningrad, au bord de la mer baltique.

La Maison-Blanche a officiellement fait part lundi de son « inquiétude » quant au risque de « déstabilisation » de la région.

« Nous savons bien sûr que les pays de la région ont fait part de leurs préoccupations et nous ne cessons d'en parler avec eux », a ajouté la porte-parole adjointe du département d'État, Marie Harf.

Elle faisait allusion à Varsovie et aux trois pays baltes, membres de l'OTAN et de l'Union européenne, qui ont mal accueilli l'annonce du déploiement de missiles dans l'enclave de Kaliningrad, entre la Pologne et la Lituanie.

Après des révélations des journaux allemand Bild et russe Izvestia, le ministère russe de la Défense confirmait avoir déployé des batteries de missiles Iskander-M dans sa région occidentale.

Moscou avait déjà signifié en 2011 son intention d'installer des missiles Iskander dans la région de Kaliningrad pour répondre au projet de « bouclier antimissile » de l'OTAN, piloté par les États-Unis en Europe.

Les Russes ont toujours considéré ce projet comme « une menace » en exigeant des garanties juridiques de la Maison-Blanche, selon lesquelles ce système antimissile « n'est pas dirigé contre les forces stratégiques nucléaires russes ».

La Lituanie et la Pologne inquiètes, mais sereines

Avant même la confirmation de Moscou, les États baltes avaient exprimé leur préoccupation.

Le ministre letton de la Défense, Artis Pabriks, a affirmé que cela rendait la région de la Baltique et les villes des pays baltes « moins sûres » tout en écartant la menace, estimant que l'OTAN garantissait la sécurité de son pays.

Dans une déclaration aux médias, le ministre lituanien de la Défense, Juozas Olekas, s'est dit préoccupé « par la militarisation de la région de Kaliningrad et par la modernisation de son armement ».

« C'est simplement une démonstration de force, destinée à inquiéter », a déclaré de son côté un haut responsable lituanien, s'exprimant sous couvert de l'anonymat.

Le gouvernement polonais s'est contenté d'annoncer qu'il allait consulter ses partenaires de l'OTAN.