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16/12/2013 04:56 EST | Actualisé 14/02/2014 05:12 EST

Le constructeur français Renault se tient prêt à reprendre ses activités en Iran

Le constructeur automobile français Renault espère reprendre rapidement ses activités en Iran, après l'allègement effectif des sanctions contre Téhéran attendu en janvier, a expliqué lundi son directeur des opérations pour la région Asie-Pacifique, Gilles Normand.

"On attend que les sanctions soient effectivement levées, on pense que ça se fera au courant du mois de janvier", a expliqué M. Normand lors d'une conférence téléphonique. "Tout ce qu'on peut faire en amont pour se préparer au redémarrage, on essaye de le faire, pour essayer d'anticiper la reprise et être le plus rapidement possible opérationnel", a-t-il indiqué.

Renault était un acteur important sur le marché automobile iranien jusqu'à ce qu'il gèle ses activités en juillet dernier. Il a vendu dans ce pays 103.000 véhicules en 2012.

L'autre constructeur français, PSA Peugeot Citroën, qui avait vendu 458.000 véhicules dans la République islamique en 2011, y a cessé ses activités en 2012 après avoir conclu une alliance avec l'américain General Motors.

"Ce qui est aussi important, c'est qu'il y ait une flexibilisation des flux financiers car indépendamment des sanctions proprement dites (...), il y a aussi des sanctions sur les flux financiers qui limitent énormément la capacité d'exporter des produits en Iran et de se faire payer en retour", a encore fait valoir M. Normand.

L'accord conclu fin novembre entre l'Iran et les six puissances chargées du dossier nucléaire (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) mentionne explicitement "l'industrie automobile" et permet d'envisager un retour des deux constructeurs français.

"Nous avons mis en sommeil nos activités, mais nous ne sommes jamais sortis", indique le PDG de Renault, Carlos Ghosn, dans un entretien à l'AFP. "Ce marché, sans contraintes autour de lui, a un potentiel de 1,5 à 2 millions de voitures (vendues ndlr), c'est énorme, et les constructeurs français y bénéficient d'une très bonne image", rappelle-t-il. "Nous avons l'intention, à la première opportunité --non pas de revenir car nous ne sommes jamais partis--, mais de développer nos activités en Iran."

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