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16/12/2013 04:56 EST | Actualisé 14/02/2014 05:12 EST

Erdogan à Bruxelles mi-janvier, recevra Hollande en Turquie les 27 et 28 janvier

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé lundi qu'il se rendrait en visite à Bruxelles, au siège de l'Union européenne (UE), en janvier et qu'il recevrait en Turquie le président français François Hollande les 27 et 28 du même mois.

"Le président français visitera la Turquie les 27 et 28 janvier", a déclaré M. Erdogan lors d'une allocution prononcée à Ankara à l'occasion de la signature avec l'Union européenne (UE) d'un accord de réadmission des migrants clandestins.

"Moi-même j'effectuerai une visite officielle en à Bruxelles", a-t-il ajouté, "ces visites constitueront une opportunité pour donner un nouvel élan, un nouvel enthousiasme, à nos relations avec l'Union européenne".

Le chef du gouvernement turc a précisé qu'il s'entretiendrait le 21 janvier dans la capitale européenne avec les présidents du Conseil européen Herman Van Rompy, de la commission José Manuel Barroso et du Parlement Martin Schulz.

L'UE a décidé en octobre de relancer ses négociations d'adhésion avec la Turquie, paralysées depuis trois ans, en ouvrant un nouveau chapitre de discussion avec Ankara.

La Turquie est officiellement candidate depuis 1999, mais le processus de négociations, engagé en 2005, s'avère le plus lent jamais mené par l'UE avec un aspirant à l'adhésion.

Il se heurte aux fortes réserves de Paris et Berlin à l'entrée d'un pays de 76 millions d'habitants à majorité musulmane, et à l'absence de règlement du cas de Chypre, dont la partie nord est occupée depuis 1974 par les troupes turques.

Les relations entre Paris et Ankara ont ainsi connu moult difficultés ces dernières années, notamment en raison de l'opposition de l'ex-président français Nicolas Sarkozy à l'entrée de la Turquie dans l'UE) et au vote, annulé depuis, par le Parlement français d'une loi condamnant la négation du génocide arménien, que les Turcs refusent de reconnaître.

Le climat entre les deux pays s'est réchauffé à la faveur de l'élection de François Hollande à la présidence française en mai 2012.

Paris a notamment levé son veto à l'ouverture du chapitre des négociations d'entrée de la Turquie lancé en octobre.

ba-pa/ros