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16/12/2013 10:53 EST | Actualisé 15/02/2014 05:12 EST

Des violences font au moins 65 morts en Irak

BAGDAD - De multiples attaques ont fait au moins 65 morts, lundi, en Irak, dont 34 pèlerins chiites, la plus meurtrière d'une série d'attaques qui balaient le pays depuis deux mois.

La pire attaque s'est produite lundi soir à al-Rasheed, un quartier du sud de Bagdad, quand deux voitures piégées ont ciblé des pèlerins qui se rendaient à pied jusqu'à la ville sainte chiite de Karbala, faisant 23 morts et 55 blessés.

Des centaines de milliers de chiites sont en route vers Karbala pour l'Arbaïn, qui souligne la fin des 40 jours de deuil qui suivent l'anniversaire de l'assassinat dans cette ville irakienne du petit-fils du prophète Mahomet.

Plus tôt dans la journée, onze personnes, dont quatre femmes, ont été tuées quand des hommes armés ont attaqué un autobus qui se rendait lui aussi à Karbala. L'attaque s'est produite à Mossoul, à environ 360 kilomètres au nord-ouest de Bagdad.

Les violences ont débuté à Beiji, un ancien bastion insurgé à 250 kilomètres au nord de Bagdad, quand un kamikaze a foncé avec sa voiture piégée sur l'entrée principale du commissariat de police de la ville. Trois autres kamikazes ont ensuite pénétré dans les lieux et se sont donné la mort. Huit policiers ont été tués et cinq blessés dans cet attentat.

À Bagdad, l'explosion d'une voiture piégée a fait six morts et 12 blessés dans le quartier de Bayaa.

Une autre voiture piégée a explosé dans le quartier central de Salhia, près de la zone verte fortifiée où sont situés d'importants bureaux du gouvernement et des ambassades, faisant cinq morts et 14 blessés.

Un attentat semblable est survenu dans un marché extérieur du quartier Sadriyah, faisant quatre morts et 11 blessés parmi les civils.

Plus tard lundi matin, des violences ont éclaté à Bagdad et dans le nord de l'Irak, faisant un total de huit morts et 28 blessés de plus. Les bilans ont été confirmés par les autorités médicales.

Personne n'a encore revendiqué la responsabilité de ces attentats. Des groupes insurgés, surtout des militants d'al-Qaïda et d'autres groupes sunnites, ciblent souvent des civils, des chiites et les forces de la sécurité dans le but de miner la confiance envers le gouvernement chiite, secouant davantage l'Irak déjà déchirée par des violences religieuses.