NOUVELLES
15/12/2013 09:53 EST | Actualisé 14/02/2014 05:12 EST

USA: Kerry donne à l'Afghanistan un peu plus de temps pour signer l'accord

Le secrétaire d'Etat John Kerry a semblé donner un peu de latitude dimanche au président afghan Hamid Karzaï pour signer l'accord bilatéral de sécurité (BSA), déclarant qu'il n'était pas obligé de l'entériner avant la fin de l'année.

Jusqu'à présent Washington voulait voir cet accord, qui encadre le maintien de soldats américains en Afghanistan après 2014, paraphé avant la fin décembre.

M. Kerry a souligné dans un entretien à la chaîne ABC que plus vite le BSA serait signé par les dirigeants afghans, mieux ce sera, mais il a pour la première fois laissé entendre que cet accord pourrait au final être entériné par le successeur du président Karzaï, qui doit être élu en avril.

"Si les forces américaines n'étaient pas là-bas, il y aurait de sérieux dangers pour la sécurité de l'Afghanistan. Mais je pense que M. Karzaï ou son successeur vont signer cet accord", a dit John Kerry.

Interrogé pour savoir si Hamid Karzaï devait signer l'accord d'ici la fin de l'année, comme cela avait été prévu entre les deux parties, M. Kerry a répondu: "Non".

Il a cependant noté qu'il y avait une date limite, sans donner davantage de précisions.

Washington a été irrité ces derniers jours par l'insistance du président afghan de voir son successeur signer le BSA, donc pas avant le mois d'avril. Signe des tensions entre les deux pays, M. Kerry a révélé qu'il ne discutait actuellement qu'avec les ministres afghans, et pas directement avec le président Karzaï.

"Nous avons un accord qui a été négocié et il m'a dit personnellement, et il a réitéré cette position ces derniers jours par le biais d'un de ses ministres, que selon lui les termes de l'accord sont justes. Il ne va pas chercher à modifier les termes de l'accord", a encore noté M. Kerry.

En visite en Inde vendredi, Hamid Karzaï a mis en garde Washington contre toute tentative d'intimidation pour le contraindre à signer le BSA. Mardi, il avait déjà accusé les Etats-Unis de livrer "une guerre psychologique" au peuple afghan, dans un entretien avec le quotidien Le Monde.

Cet accord définit les modalités d'une présence militaire américaine en Afghanistan après que les 75.000 soldats de l'Otan seront partis, fin 2014.

jkb/bdx/ico