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15/12/2013 09:14 EST | Actualisé 14/02/2014 05:12 EST

Tensions à Chypre autour d'une éventuelle reprise pourparlers de paix

La perspective d'une reprise des pourparlers entre Chypriotes-grecs et Chypriotes-turcs s'est éloignée dimanche, au lendemain d'une visite du ministre Turc des Affaires étrangères dans la République turque de Chypre du Nord (RTCN, autoproclamée), ont estimé les autorités chypriotes-grecques.

Les déclarations du ministre Ahmet Davutoglu et du dirigeant de la RTCN, M. Eroglu "ont torpillé toute possibilité de reprise d'un dialogue réel", a dénoncé dans un communiqué le porte-parole du gouvernement chypriote-grecque, Christos Stylianides.

Le président de Chypre, Nicos Anastasiades, a de son côté déclaré espérer "un changement dans les messages que nous a envoyé le ministre turc des Affaires étrangères lors de sa visite illégale dans notre patrie occupée". Mais "je suis au regret de dire que, malheureusement, ce qui a été diffusé dans la presse a épuisé notre patience et notre bonne volonté", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Samedi, M. Davutoglu avait appelé les Chypriotes-grecs à contribuer "activement aux efforts des Nations unies" pour régler la question chypriote.

"Ainsi, il sera possible d'instaurer une paix permanente aussi bien dans l'île que dans le reste de la Méditerranée", mais "personne ne doit croire que les Chypriotes-turcs vont abandonner leurs droits", avait-il insisté.

Dans ces circonstances, "le président de la République ne souhaite pas engager un dialogue pour le principe de dialoguer", a souligné M. Stylianides, appelant la communauté internationale à intervenir pour sortir de l'impasse.

L'île méditerranéenne est coupée en deux depuis l'invasion turque de 1974, en réaction à un coup d'État fomenté par des nationalistes chypriotes-grecs qui souhaitaient rattacher Chypre à la Grèce.

Le tiers nord de l'île est dirigé par un gouvernement reconnu par la seule Turquie. En juillet 2012, les Chypriotes-turcs avaient quitté la table des négociations pour protester contre la présidence tournante chypriote de l'UE.

La reprise était annoncée pour l'automne, mais les deux parties ne sont pas parvenues à se mettre d'accord sur une déclaration commune établissant les modalités des nouvelles négociations.

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