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13/12/2013 01:12 EST | Actualisé 12/02/2014 05:12 EST

Uruguay/cannabis : le président Mujica exhorte un responsable de l'ONU à "ne pas mentir"

Le président uruguayen José Mujica s'en est pris avec véhémence au responsable de l'Organe de contrôle des stupéfiants de l'ONU, qui a critiqué la récente loi autorisant la culture et la vente du cannabis, l'exhortant à "ne pas mentir".

"Dites à ce type de ne pas mentir !", a lancé jeudi soir le président Mujica sur une télévision locale, interrogé sur les propos tenus la veille par Raymond Yans, responsable de l'Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) basé à Vienne.

M. Yans s'était plaint mercredi, au lendemain de l'adoption de la loi autorisant en Uruguay la culture et la vente de cannabis sous contrôle de l'Etat, de n'avoir pas été reçu par les autorités lors de l'élaboration du texte.

"N'importe qui peut m'aborder dans la rue. Qu'il vienne en Uruguay et me voit quand il veut. Qu'il ne s'exprime pas pour la galerie !", a répondu le président Mujica, à l'origine de la loi.

"Parce qu'ils occupent un poste (élevé), ils croient pouvoir dire n'importe quelle bêtise", a-t-il ajouté.

"Qu'il vienne, mais il va devoir m'expliquer ce qui se passe dans un tas d'Etats américains, qui chacun dépasse la population de l'Uruguay. Ou alors ont-ils deux discours ? Un pour l'Uruguay et un autre pour les pays plus forts ?", a poursuivi Jose Mujica, en allusion à la légalisation du cannabis à des fins récréatives dans les Etats américains de Washington et du Colorado.

Mardi, l'Uruguay, 3,3 millions d'habitants, est devenu le premier pays au monde à légaliser la production, la vente et la consommation de cannabis, sous contrôle de l'Etat.

Mais d'après l'OICS, cette loi viole le traité de 1961 sur les stupéfiants, ratifié par l'Uruguay.

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