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13/12/2013 03:13 EST | Actualisé 12/02/2014 05:12 EST

Petite explosion dans le centre de Belfast, pas de blessés

Une petite explosion a eu lieu vendredi soir dans le centre de Belfast, sans faire de blessés, après un appel téléphonique anonyme annonçant l'explosion d'une bombe dans un autre quartier de la ville.

"Cela s'est produit à 18h45 GMT alors que la police vérifiait des informations faisant part d'un objet suspect", a indiqué un porte-parole de la police de la province britannique d'Irlande du Nord.

L'appel anonyme à une rédaction de Belfast avertissait lui de la présence d'une bombe dans un hôtel du quartier, une indication inexacte qui a entraîné l'évacuation de centaines de personnes de la zone, selon les médias locaux.

L'explosion a eu lieu dans un autre endroit du quartier central de Cathedral Quarter qui compte nombre de bars et de restaurants et était particulièrement fréquenté du fait des achats de Noël. La bombe a explosé sur un trottoir devant un restaurant animé.

La ministre pour l'Irlande du Nord dans le gouvernement britannique Theresa Villiers a qualifié l'incident d'"attaque inconsidérée" menée lors d'"une des nuits les plus animées de l'année" et qui, selon elle, "montre que ces terroristes ont atteint un nouveau record de bassesse".

Le ministre de la Justice de la province David Ford a lui déclaré qu'il s'agissait d'une tentative de "tuer et blesser des innocents".

On ne sait pas encore si la bombe était de petite taille, ou s'il s'agissait d'un explosif important qui n'a que partiellement fonctionné.

L'explosion n'a pas fait de blessés, mais, selon le Surintendant en chef de la police Alan McCrum, elle pouvait potentiellement tuer ou blesser sérieusement.

"Il s'agissait d'une attaque contre les gens de Belfast qui menaient leur vie de tous les jours", a-t-il déclaré.

Cet incident intervient alors qu'un regain de tension a lieu dans la province britannique. La police nord-irlandaise pointe du doigt les groupes républicains dissidents, favorables à un rattachement à la République d'Irlande.

Fin novembre, une bombe de 60 kg avait déjà partiellement explosé en plein centre de Belfast, sans faire de blessés.

Un gang masqué et en bleu de chauffe avait forcé un homme à conduire sa voiture, dans lequel les malfaiteurs avaient placé une bombe au préalable, devant un centre commercial du centre de Belfast.

Des centaines de personnes avaient dû être évacuées de leurs appartements, de restaurants et d'un cinéma, provoquant la création d'embouteillages monstres.

Une semaine plus tôt, un chauffeur de bus avait été contraint de conduire son véhicule devant un commissariat de police avec une bombe à bord, à Londonderry, deuxième ville nord-irlandaise. Un adolescent de 15 ans avait par ailleurs été blessé par balles aux jambes dans un quartier protestant, dans une attaque attribuée aux groupes paramilitaires.

Une bombe avait également été découverte sous la voiture d'un ancien policier et des cocktails Molotov ont été jetés contre les locaux de l'Alliance Party (centriste) à Belfast.

La province britannique a connu 30 ans de violences interconfessionnelles qui ont fait 3.500 morts. Les accords de paix signés en 1998 ont conduit à un partage du pouvoir entre loyalistes protestants et républicains catholiques.

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