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13/12/2013 07:17 EST | Actualisé 12/02/2014 05:12 EST

Hélicoptères Cyclone: Ottawa et Sikorsky ont repris les discussions

OTTAWA - Le gouvernement Harper semble être revenu sur son idée d'annuler le contrat d'achat d'hélicoptères CH-148 Cyclone, et a repris les discussions avec le fabricant pour tenter de sauver le programme évalué à 5,7 milliards $.

Le plan visant à acquérir 28 hélicoptères maritimes pour remplacer les vieux CH-124 Sea Kings, aujourd'hui cinquantenaires — qui décollent des ponts des navires canadiens — a pris plusieurs années de retard, dépasse le budget anticipé de plusieurs milliards de dollars, et serait apparemment grevé par des problèmes techniques.

Plus tôt cet automne, le ministère des Travaux publics a fait savoir qu'il envisageait acheter un autre appareil, puisque le fabricant du Cyclone, Sikorsky, n'avait livré que quatre prototypes, tous rejetés par le ministère de la Défense.

Lors d'une conférence téléphonique, jeudi, Louis Chênevert, le président d'United Technologies, entreprise propriétaires de Sikorsky, a confié à des analystes que l'entreprise participait à «des discussions productives avec le gouvernement canadien» à propos du programme Cyclone, et que ces discussions en étaient à une «étape avancée».

La ministre des Travaux publics Diane Finley a confirmé que le fédéral «discutait» avec Sikorsky pour voir s'il était possible de mettre un plan sur pied.

Aucun autre détail n'a cependant été fourni.

Au printemps dernier, la prédécesseure de Mme Finley, Rona Ambrose, avait exigé une analyse indépendante à savoir si Sikorsky pourrait respecter ses engagements, et Mme Finley a mentionné que ces recommandations guidaient les discussions.

Le rapport laissait entendre que le gouvernement disposait de 90 jours, à partir de la réception de l'analyse, pour sauver le programme, qui fut critiqué par le vérificateur général il y a quelques années, pour avoir été présenté comme un achat «prêt à l'emploi», plutôt que sous la forme d'un contrat de développement.

Des responsables de la ministre Finley ont fait le tour des concurrents de Sikorsky, en octobre, pour obtenir des informations détaillées, des prix et des dates de livraison probables si le gouvernement conservateur décidait d'annuler le contrat en cours.