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13/12/2013 10:49 EST | Actualisé 12/02/2014 05:12 EST

Guyane: le Brésil ratifie l'accord contre l'orpaillage illégal

Le parlement brésilien a annoncé vendredi avoir ratifié l'accord franco-brésilien de lutte contre l'exploitation aurifère illégale dans la zone de frontière entre la Guyane française et le Brésil.

"L'approbation, jeudi, ouvre la voie à d'autres accords, surtout au moment où nous recevons la visite du président français, François Hollande", s'est félicité le député Nelson Pellegrino, président de la Commission des relations extérieures et de défense nationale de la Chambre des députés.

Déjà ratifié par le parlement français, l'accord signé en 2008 prévoit la destruction du matériel utilisé dans l'exploitation illégale de l'or dans une zone de 150 km de chaque côté de la frontière.

"Avec cet accord nous pourrons implanter des mesures effectives de lutte contre l'extraction illégale et le commerce de l'or non transformé, notamment la vente et la revente", a souligné M. Pellegrino.

La députée de l'Etat amazonien d'Amapa, Janete Capiberibe, a également salué la mesure. Selon elle, l'exploitation illégale de l'or cause non seulement des dommages à l'environnement en polluant les fleuves au mercure, mais elle alimente aussi le trafic de drogue et d'armes ainsi que la prostitution enfantine.

"Le rêve de l'enrichissement facile se transforme en cauchemar pour ceux qui sont attirés par cette activité, condamnés à des conditions sociales dégradantes", a-t-elle ajouté.

Le parlement brésilien a ratifié cet accord à l'occasion de la visite d'Etat de deux jours du président français François Hollande, qui se rend vendredi et samedi en Guyane.

Il va y visiter la base aérienne de Matoury, pour aborder la lutte contre la pêche illégale et l'orpaillage clandestin par les "garimperos" (orpailleurs clandestins), qui participent au pillage des ressources du département amazonien.

Il visitera également le centre spatial de Kourou.

cdo/pal/mr