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13/12/2013 01:49 EST | Actualisé 12/02/2014 05:12 EST

Conflit israélo-palestinien: John Kerry maintient la cible du printemps

TEL AVIV, Israël - Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a réitéré que le délai pour parvenir à un accord de paix entre Israël et la Palestine était toujours le printemps 2014 et ce, même si très peu d'avancées ont été réalisées depuis le début des nouvelles négociations.

En point de presse à l'ambassade américaine de Tel Aviv, M. Kerry a soutenu qu'à l'heure actuelle, aucun changement n'était prévu dans l'échéancier.

Il arrivait alors de Jérusalem, où il s'était entretenu pendant plusieurs heures avec le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Jeudi, M. Kerry a rencontré le leader palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah, en Cisjordanie. Leur réunion a toutefois dû être écourtée en raison de rarissimes chutes de neige dans la région.

Les deux parties avaient consenti à reprendre les négociations de paix après une longue pause et s'étaient entendues, en août, pour se rencontrer sans interruption pendant neuf mois ou jusqu'au début du mois de mai dans l'espoir qu'un accord final soit conclu d'ici là.

Or, bien que plus de la moitié de cette période se soit déjà écoulée, il n'en ressort que très peu, voire aucun, signe de progrès tangible. D'un côté comme de l'autre, un profond scepticisme habite les négociateurs quant à la possibilité de respecter l'échéancier établi.

L'objectif commun des Israéliens et Palestiniens demeure, et a toujours été, «l'atteinte d'un accord final et non d'une entente intérimaire», a soutenu M. Kerry.

Des représentants américains, dont le président Barack Obama et M. Kerry, ont indiqué à plusieurs reprises au cours des derniers jours qu'ils souhaitaient en arriver à un accord-cadre incluant les principaux points en litige. Le document ne comprendrait toutefois pas les détails nécessaires à la conclusion d'une entente finale. Un tel accord permettrait aux deux parties de prolonger la période de négociations au-delà des neuf mois prévus et d'ainsi conclure une entente globale sur la paix.

Les responsables américains voyageant avec M. Kerry ont affirmé que ce genre d'accord-cadre constituait une «étape logique» vers la conclusion de l'entente finale.