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13/12/2013 04:54 EST | Actualisé 11/02/2014 05:12 EST

Comment nos enfants voient la guerre en Syrie

Des enfants de Montréal jouent à la guerre, pendant qu'une autre, bien réelle, se déroule sous les yeux des gamins de leur âge en Syrie. C'est le projet du metteur en scène Chadi Alhelou.

Le reportage d'Akli Aït Abdallah

L'an dernier, Chadi Alhelou a passé trois semaines avec les enfants d'un camp de déplacés syriens, pas loin de la frontière turque.

À son retour , il s'est demandé ce qu'il pourrait faire pour continuer de soutenir ceux que la guerre a déracinés et jetés sur les routes de l'errance, ou de l'exil.


Chadi, qui est comédien et metteur en scène, a approché des membres de la diaspora syrienne de Montréal, pour qu'ils lui confient leurs enfants.

Bien qu'imaginaire, cette pièce fait beaucoup penser à la Syrie, où 11 000 enfants ont trouvé la mort depuis que la guerre a éclaté. Elle parle du pouvoir, de la dictature, de la violence, de la guerre. Une guerre dont les premières victimes sont les enfants.

Pour jouer sa fable, Chadi a recruté deux garçons et trois filles. Il y a Line, May, Baher, Sim, et Majd, de jeunes bénévoles soucieux de réfléchir sur la situation des enfants de leur pays, et surtout de dénoncer le sort que la violence leur inflige.

Sim a eu l'occasion de parler grâce à Skype à des élèves d'une école à la frontière entre la Syrie et la Turquie. Elle a été très touchée par les témoignages des jeunes Syriens. 

En prononçant ces mots, Baher nous dit qu'il se sent coupable de bien vivre pendant que ses petits cousins ont froid et peur.

La pièce sera montée en arabe et en français, et sera jouée « partout où c'est possible », dit Chadi Alhelou. « Les fonds amassés seront envoyés dans les camps de réfugiés. Ainsi, les enfants auront le sentiment réel d'agir sur les événements, et non de les subir sans rien pouvoir faire. », ajoute-t-il.

Ces enfants qui ont fui les bombes

Les enfants du camp de réfugiés syriens de Saïda, au Liban-Sud, ne vont pas à l'école. Ils mangent à leur faim, mais pour le reste, il ne faut compter souvent que sur soi. Certains petits aident leur famille en gagnant quelques dollars comme cireurs de chaussures ou encore en demandant l'aumnône. 

En vue de l'émission de cette semaine à Désautels le dimanche, à 10 h, nous vous posons la question : comment parlez-vous de la guerre avec vos enfants? Dites-le-nous dans les commentaires ci-dessous.