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13/12/2013 06:36 EST | Actualisé 12/02/2014 05:12 EST

Armes chimiques en Syrie: il faut sanctionner les coupables (Ban Ki-moon)

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé vendredi la communauté internationale à sanctionner les auteurs des attaques chimiques en Syrie attestées par le rapport final des enquêteurs des Nations unies publié la veille.

Le rapport conclut que des armes chimiques ont été probablement utilisées à cinq reprises au moins dans le conflit syrien, mais il ne désigne pas les responsables de ces attaques car il n'entrait pas dans le mandat des inspecteurs de le faire.

"La communauté internationale a la responsabilité morale et politique de sanctionner les responsables, afin de prévenir d'autres incidents et de s'assurer que les armes chimiques ne redeviennent jamais un outil pour faire la guerre", a déclaré M. Ban devant l'assemblée générale de l'ONU.

"Je déplore dans les termes les plus fermes l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, qui est une insulte aux valeurs universelles de l'humanité", a-t-il ajouté.

M. Ban a aussi appelé les Etats qui n'ont pas encore signé ou ratifié la Convention d'interdiction des armes chimiques --six au total-- à la faire.

Il s'est déclaré "encouragé" par les progrès faits dans le démantèlement de l'arsenal chimique syrien. "La communauté internationale attend de la République arabe syrienne qu'elle tienne de bonne foi ses engagements d'éliminer totalement ses armes chimiques" d'ici fin juin 2014, a-t-il souligné.

De son côté, le chef des enquêteurs de l'ONU Aake Sellström a répété devant les journalistes que son mandat ne lui permettait pas de pointer du doigt les coupables. "Notre mandat ne portait que sur l'utilisation d'armes chimiques", a-t-il dit.

"Nous étions sur place pour rechercher des faits, et d'autres pourraient mettre ces faits en relation et se lancer dans la recherche des responsabilités", a-t-il admis. Mais il a ajouté qu'il faudrait "davantage d'informations" pour monter un dossier d'accusation solide. "Je n'ai pas les informations qui seraient nécessaires pour convaincre un tribunal", a-t-il estimé. "Il faudrait utiliser des méthodes plus intrusives" comme celles des enquêteurs de police scientifique, a-t-il expliqué.

"C'est un chapitre qui est désormais clos", a affirmé la responsable du désarmement à l'ONU, Angela Kane. "Il appartient aux Etats membres d'ouvrir un nouveau chapitre pour rechercher les responsabilités".

Elle a précisé que les échantillons recueillis par les enquêteurs étaient stockés et "étaient la propriété de l'ONU".

avz/sam