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12/12/2013 02:51 EST | Actualisé 11/02/2014 05:12 EST

Syrie: les revers de l'opposition modérée posent un "gros problème" (Hagel)

Les revers rencontrés par l'opposition syrienne modérée, en perte de vitesse face aux islamistes et aux djihadistes, posent un "gros problème", a convenu jeudi le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel.

Les Etats-Unis continueront de soutenir les forces modérées de l'Armée syrienne libre (ASL) mais ont décidé de suspendre leurs livraisons d'aide non létale dans le nord de la Syrie le temps d'évaluer quels sont les groupes qui ont la maîtrise des dépôts d'armes et des points de passage à la frontière turque, selon lui.

"Je crois que ce qui s'est passé ces derniers jours est le reflet de la complexité et de la dangerosité de la situation ainsi que de son imprévisibilité", a jugé le chef du Pentagone lors d'une conférence de presse aux côtés de son homologue singapourien.

"Ce qui s'est passé pose un gros problème et nous allons devoir voir comment le gérer avec le général (Sélim) Idriss et l'opposition modérée", a-t-il estimé, ajoutant: "quand l'opposition modérée subit des revers, ce n'est pas bon, mais c'est ce à quoi nous sommes confrontés".

Le Front islamique, une alliance de sept factions radicales formée en novembre, s'est emparé d'un "complexe" de bâtiments de l'Armée syrienne libre (ASL) proche de la frontière turque, a de son côté affirmé à l'AFP un responsable américain s'exprimant sous couvert de l'anonymat.

Cet événement a eu un "effet d'entraînement" dans d'autres centres de l'ASL dont les responsables ont pris la fuite par peur d'être attaqués par des groupes radicaux, selon ce responsable.

Des informations de presse ont indiqué mercredi que le général Idriss, le chef du conseil militaire syrien, avait fui le siège de l'ASL à Bab al-Hawa et se trouvait au Qatar, avant d'être démenties par les rebelles.

Interrogé sur le sort du général Idriss, Chuck Hagel a seulement indiqué que les Etats-Unis "continuent de soutenir le général Idriss et l'opposition modérée" et vont continuer d'envoyer de l'aide humanitaire en Syrie.

Les tensions n'ont cessé de monter entre le Front islamique et l'ASL. Début décembre, le Front islamique avait annoncé quitter l'état-major de l'ASL, affirmant qu'il ne le représentait plus, accentuant encore plus le morcellement de la rébellion.

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