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12/12/2013 10:39 EST | Actualisé 11/02/2014 05:12 EST

Syrie: l'armée rebelle dément la fuite de son chef (communiqué)

L'Armée syrienne libre (ASL), force rebelle soutenue par l'Occident, a démenti jeudi des informations faisant état de la fuite de son chef d'état-major, le général Sélim Idriss, de son QG à la frontière turco-syrienne.

Des informations de presse avaient indiqué mercredi que le général Idriss se trouvait au Qatar après avoir fui les sièges de l'ASL à Bab al-Hawa, à la suite de la capture mardi de ce passage clé à la frontière turque par le Front islamique, une formation rebelle rivale de l'ASL.

"L'état-major réfute les mensonges diffusés sur le départ du général Sélim Idriss vers un Etat du Golfe et assure qu'il est présent et poursuit ses activités et ses rencontres avec ses frères, les leaders au front", a indiqué un communiqué parvenu à l'AFP.

"Ces rumeurs ne visent qu'à ébranler le moral des frères combattants au moment où nous avons plus que jamais besoin de nous concentrer sur la lutte contre le régime criminel", ajoute l'état-major, en référence au régime de Bachar al-Assad qu'il tente de renverser depuis plus de deux ans et demi.

Le général Idriss était la plupart du temps basé au QG de l'ASL à Bab al-Hawa et faisait souvent des déplacements à l'intérieur du territoire syrien sous contrôle rebelle.

Des experts estiment qu'après la perte de Bab al-Hawa, le chef d'état-major de l'ASL, "pourrait ne plus entrer en Syrie".

De son côté, le porte-parole de la Coalition nationale de l'opposition syrienne en exil, qui chapeaute l'ASL, a affirmé que le "général Idriss se trouvait au sud de la Turquie et à la frontière avec la Syrie".

"Ces allégations sont dérisoires. Le général Idriss est toujours en contact avec les brigades de l'ASL sur le terrain", a indiqué Khaled Saleh.

"Hier (mercredi), il a participé à plusieurs réunions avec le Front islamique", a-t-il en outre précisé, sans élaborer.

Le démenti de l'état-major intervient alors que l'ASL est en perte de vitesse face aux islamistes et jihadistes après avoir été la principale force armée rebelle soutenue par l'Occident et alors qu'elle a subi un nouveau revers après la suspension par Washington et Londres de leurs aides non létales.

L'annonce par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne est intervenue après la prise du passage de Bab al-Hawa, des sièges de l'ASL ainsi que de ses dépôts d'armes.

bur-ram/hj