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12/12/2013 04:22 EST | Actualisé 10/02/2014 05:12 EST

Rapprochement Russie/Ukraine: Moscou "n'impose rien à personne" (Poutine)

La Russie invite l'Ukraine dans le processus d'intégration qu'elle a initié dans l'ex-URSS, mais elle "n'impose rien à personne", a déclaré jeudi le président Vladimir Poutine lors d'un discours au Kremlin.

"Nous n'imposons rien à personne, mais si nos amis le souhaitent, nous sommes prêts à poursuivre le travail en commun" sur la participation de l'Ukraine à l'Union douanière qui unit pour l'instant Russie, Bélarus et Kazakhstan, a déclaré M. Poutine.

Il a ajouté que l'Ukraine avait émis le souhait cette année, avant même de renoncer dernièrement à un accord d'association qui était en préparation avec l'Union européenne, "d'assister à toutes les rencontres de la troïka (Russie-Bélarus-Kazakhstan) en qualité d'observateur".

Il a souligné que l'Arménie et le Kirghizstan étaient sur le point d'intégrer l'union douanière.

"Notre projet d'intégration est fondé sur un principe d'égalité et sur des intérêts économiques réels", a-t-il ajouté.

Les dirigeants russes n'ont eu de cesse ces derniers mois de dissuader l'Ukraine de signer un accord d'association avec l'UE, affirmant qu'il n'était pas dans l'intérêt économique du pays et qu'il entraînerait des pertes se chiffrant en milliards de dollars.

M. Poutine a enfin défendu le projet qu'il a initié au delà de l'Union douanière, celui d'une Union économique eurasiatique rassemblant, autour de Moscou, des pays de l'ex-URSS.

"Nous comptons achever d'ici au 1er mai 2014 la mise au point du texte du traité qui sera remis aux Parlements russe, bélarusse et kazakh", a-t-il déclaré.

"Nous allons faire avancer le projet eurasiatique, sans l'opposer à d'autres projets d'intégration, y compris naturellement à (...) celui de l'Europe", a-t-il conclu.

Les Européens ont accusé ces dernières semaines la Russie d'avoir contraint l'Ukraine, sous la pression économique, à renoncer à son association avec l'UE.

L'opposition ukrainienne, qui maintient depuis la fin novembre une mobilisation sans précédent depuis la révolution orange de 2004, accuse le président Viktor Ianoukovitch de vouloir désormais "vendre" le pays à la Russie.

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