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12/12/2013 08:48 EST | Actualisé 11/02/2014 05:12 EST

Poutine veut taxer les sociétés offshore et mise sur la Sibérie

Le président russe, Vladimir Poutine, a proposé jeudi d'imposer en Russie les revenus de sociétés russes enregistrées en offshore, alors que le pays voit sa croissance ralentir et doit selon lui miser sur le développement de la Sibérie.

"Selon les estimations des experts, l'année dernière ce sont pour 111 milliards de dollars de marchandises russes qui sont passées par les offshores et semi-offshores", a souligné M. Poutine lors d'une adresse à la nation, ajoutant que ce chiffre constituait "un cinquième" des exportations russes.

"La moitié des 50 milliards de dollars d'investissements russes à l'étranger" proviennent également des offshores, a-t-il ajouté.

"Derrière ces chiffres, ce sont des évasions de capitaux qui doivent travailler en Russie, des pertes directes pour la budget du pays", a-t-il ajouté.

Le président russe a proposé désormais d'imposer les revenus des sociétés offshores pourvu que le propriétaire ou bénéficiaire soit russe.

Ces revenus "doivent être imposés selon nos règles fiscales", a-t-il déclaré.

M. Poutine a par ailleurs souligné que le ralentissement de la croissance russe, estimée à 1,4% cette année, ne pouvait être mis exclusivement sur le compte de la crise mondiale.

"Bien sûr, nous subissons les conséquences de la crise globale. Mais il faut reconnaître que les principales causes du ralentissement ne sont pas extérieures, mais intérieures", a-t-il dit, citant notamment la productivité du travail, "deux ou trois fois" inférieure à celle des pays développés.

Comme solution, M. Poutine a cité "un enseignement professionnel de haute qualité, un marché du travail souple, un climat des affaires favorable et des technologies de pointe".

Il a également cité la nécessité de développer la Sibérie et l'Extrême-Orient du pays.

"C'est notre priorité nationale pour l'ensemble du XXIe siècle", a déclaré Vladimir Poutine.

"Le virage de la Russie vers l'océan Pacifique, le développement dynamique de nos territoires orientaux, vont non seulement nous ouvrir de nouvelles possibilités économiques, de nouveaux horizons, mais vont donner des instruments supplémentaires de politique étrangère", a-t-il estimé.

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