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12/12/2013 02:38 EST | Actualisé 10/02/2014 05:12 EST

Liban: le CCG rejette les accusations du Hezbollah contre l'Arabie

Les monarchies du Golfe ont rejeté jeudi les accusations du Hezbollah chiite libanais contre l'Arabie saoudite sur son implication dans le double attentat en novembre contre l'ambassade d'Iran à Beyrouth, y voyant "une tentative désespérée" de lui nuire.

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah avait accusé début décembre l'Arabie saoudite d'être derrière le double attentat, qui avait fait 25 morts le 19 novembre, soulignant que les brigades Abdallah Azzam, un groupe lié à Al-Qaïda et qui a revendiqué l'attaque, avaient "un émir et il est Saoudien".

Dans un communiqué publié par le Conseil de coopération du Golfe (CCG), basé à Ryad, les ministres des Affaires étrangères du groupe s'élèvent contre ces "fausses accusations (...) qui ne peuvent pas ternir l'image du royaume saoudien".

Il estime qu'elles témoignent d'"une tentative désespérée de nuisance et de distorsion" de la part du Hezbollah, qui entretient des rapports tendus avec Ryad.

"Ces mensonges (...) interviennent dans le cadre des tentatives du Hezbollah de couvrir sa politique hostile au Liban et ailleurs", a ajouté le CCG, dans ce communiqué publié au lendemain de son sommet à Koweït.

Alors que le Hezbollah et son allié iranien soutiennent le régime du président syrien Bachar al-Assad, l'Arabie saoudite appuie les rebelles qui cherchent à le renverser.

M. Nasrallah avait estimé que le double attentat était "lié à la colère de l'Arabie saoudite contre l'Iran en raison de son échec" en Syrie.

Les explosions s'étaient produites devant l'ambassade d'Iran, située dans un bastion du Hezbollah dans le sud de Beyrouth, alors que le régime syrien menait des offensives majeures contre les insurgés sur plusieurs fronts.

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