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12/12/2013 04:13 EST | Actualisé 10/02/2014 05:12 EST

Les compagnies sud-coréennes respecteront la zone de défense aérienne chinoise

Les compagnies aériennes sud-coréennes ont indiqué jeudi qu'elles se conformeraient aux règles édictées par la Chine si leurs appareils entraient dans la nouvelle zone aérienne de défense annoncée par Pékin fin novembre.

Le gouvernement sud-coréen a laissé les compagnies libres de choisir. Mais lui-même rejette fermement cette nouvelle zone aérienne, qui mord sur la zone sud-coréenne.

Cette "zone d'identification de la défense aérienne" (ZAI), instaurée unilatéralement par la Chine le 23 novembre sur une grande partie de la mer de Chine orientale, a provoqué une tempête diplomatique et l'indignation notamment de Séoul, Tokyo et Washington.

En vertu des règles imposées par Pékin, les avions s'aventurant dans la zone doivent déposer leur plan de vol, faire connaître leur nationalité et rester en contact radio avec les autorités chinoises.

"Nous avons commencé à soumettre nos plans de vol aujourd'hui", a déclaré à l'AFP une porte-parole de la compagnie Asiana. Korean Air a fait de même, a indiqué un porte-parole de Korean Air.

Le ministère sud-coréen des Transports avait laissé les compagnies aériennes du pays libres d'obéir, ou pas, aux demandes de Pékin. Tout en soulignant cette semaine que la position de Séoul était inchangée et que le gouvernement rejetait cette zone.

Peu après l'annonce de Pékin, Tokyo, Séoul et Washington y ont envoyé des avions de combat sans en informer les Chinois.

En réponse au geste de la Chine, Séoul a à son tour étendu sa zone de défense aérienne, le 8 décembre, première modification en 62 ans. Cette dernière couvre désormais un îlot rocheux submergé revendiqué et contrôlé par Séoul (qui l'appelle Ieodo), et par Pékin (qui le nomme Suyan), au sud des côtes sud-coréennes.

De nombreux experts estiment que la ZAI de Pékin s'inscrit dans une démarche chinoise visant à affirmer peu à peu son rang de superpuissance politique, diplomatique et militaire, face à Washington qui, dans le cadre de sa stratégie dite de "pivot" vers l'Asie, entend renforcer ses moyens militaires dans le Pacifique.

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