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12/12/2013 06:21 EST | Actualisé 11/02/2014 05:12 EST

Le Portugal devrait échapper à un nouveau plan de sauvetage (Premier ministre)

Le gouvernement portugais a créé les conditions nécessaires permettant au pays sous assistance financière de ne pas recourir à un deuxième plan de sauvetage, a assuré jeudi soir le Premier ministre Pedro Passos Coelho.

"Pendant les deux dernières années, nous avons produit des résultats qui nous dispensent de la nécessité d'un deuxième plan d'assistance", a-t-il affirmé lors d'une entretien accordé à la télévision TVI et la radio TSF.

Il a évoqué deux scénarios possibles pour la sortie du Portugal de son programme d'aide de 78 milliards d'euros qui s'achève en juin 2014: un recours à une ligne de crédit de précaution ou un retour aux marchés sans aide supplémentaire, comme c'est le cas de l'Irlande.

"Je n'exclus aucune des deux possibilités", a-t-il déclaré, avant d'ajouter que la sortie du programme fera l'objet de discussions avec les créanciers internationaux du Portugal à partir de janvier.

Un éventuel programme de précaution, qui servirait de "filet de sécurité", aurait "une durée d'un an". Un tel programme ne nécessiterait selon lui pas le soutien du Parti socialiste, la principale formation de l'opposition, dans la mesure où il coïnciderait avec la durée du mandat du gouvernement qui s'achève en septembre 2015.

Mais la sortie du programme "n'est pas actuellement à l'agenda" des négociations avec la troïka (UE-FMI-BCE) des créanciers qui ont entamé le 4 décembre un nouvel examen du plan de rigueur du pays, a-t-il relevé.

A l'instar de l'ensemble de la classe politique portugaise, M. Passos Coelho a critiqué le manque de cohérence entre les prises de position des dirigeants du Fonds monétaire international et les pratiques de ses experts techniques.

Alors que la directrice générale du FMI Christine Lagarde a reconnu que la troïka avait exigé du Portugal "trop de consolidation budgétaire, trop vite", ce discours "n'est pas cohérent avec les décisions prises lors des négociations avec les experts de la troika".

Lors du dernier examen trimestriel, le Portugal avait demandé en vain à la troïka d'assouplir sa cure d'austérité et de porter l'objectif de déficit public de 4% à 4,5% du PIB en 2014.

bh/abl