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12/12/2013 10:36 EST | Actualisé 11/02/2014 05:12 EST

Le bureau de la PM thaïlandaise est privé d'électricité par les manifestants

BANGKOK - Des manifestants ont coupé jeudi l'alimentation électrique du bureau de la première ministre thaïlandaise et réclamé que la police quitte les lieux, augmentant encore davantage la pression sur le gouvernement dans le cadre d'une crise politique qui perdure depuis des semaines.

Les manifestants, qui exigent le départ de la première ministre intérimaire Yingluck Shinawatra avant la tenue d'élections nationales le 2 février, ont menacé de pénétrer par la force dans l'enceinte gouvernementale si la police ne s'en va pas. Les policiers ont tenté, sans succès, de négocier avec les manifestants, mais ils ne se sont pas retirés.

Les policiers et un photographe de l'Associated Press ont confirmé que l'alimentation électrique a été coupée dans certains édifices.

Mme Yingluck n'était pas sur place au moment de la panne. Un peu plus tard, elle a prononcé une allocution télévisée depuis un endroit inconnu, annonçant que des représentants de toutes les sphères de la société thaïlandaise se rencontreront dimanche pour tenter de dénouer la crise.

Les leaders des manifestants ont exigé une rencontre avec les dirigeants de la police et de l'armée, une demande qui a été rejetée jusqu'à maintenant, du moins publiquement. Les leaders ont toutefois rencontré des hommes d'affaires dans un hôtel, apparemment pour leur expliquer leurs objectifs.

Les opposants de Mme Yingluck affirment que la politique thaïlandaise souffre d'une corruption incurable en raison de l'influence de son frère, l'ancien premier ministre Thaksin Shinawatra qui a été chassé par l'armée en 2006 et qui vit en exil pour échapper à une peine de prison pour corruption.

Les manifestants veulent confier le pouvoir à un premier ministre qui aurait été choisi par un «conseil du peuple».