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12/12/2013 09:12 EST | Actualisé 11/02/2014 05:12 EST

Des chercheurs canadiens font une percée sur un cancer fatal chez l'enfant

MONTRÉAL - Une nouvelle étude menée par des chercheurs canadiens pourrait ouvrir la voie à des traitements plus efficaces d'une forme agressive et mortelle de tumeur cérébrale.

Cette tumeur, connue sur le nom tumeur embryonnaire avec rosettes pluristratifiées (ETMR), apparait uniquement chez les enfants de moins de quatre ans, et est presque toujours mortelle malgré un traitement agressif. L'étude propose un nouveau modèle de développement de cette tumeur embryonnaire et suggère de nouvelles pistes pour développer de nouveaux traitements.

Cette étude publiée récemment dans la revue «Nature Genetics» a été menée par l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, le Centre d'innovation Génome Québec, l'université McGill ainsi que par l'Hôpital pour enfants malades de Toronto, et est subventionnée par la Société de recherche sur le cancer.

La médecine savait déjà que certaines formes de l'enzyme DNMT3B sont présentes dans certains types de leucémie et de cancer du sein et sont associées à un pronostic peu favorable.

L'équipe de recherche a constaté que, chez les patients ayant une ETMR, l'enzyme était présente en très grande quantité, et cela, à un stade du développement où elle devrait être totalement absente. D'un point de vue clinique, les résultats de cette étude semblent indiquer que l'enzyme DNMT3B pourrait être une cible appropriée d'éventuelles thérapies destinées à combattre l'ETMR.

Les anomalies dans la production de l'enzyme DNMT3B avaient déjà été associées à divers problèmes cognitifs.