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11/12/2013 07:22 EST | Actualisé 10/02/2014 05:12 EST

Il y a une leçon à tirer du déraillement survenu à New York, selon la FRA

NEW YORK, États-Unis - Le déraillement d'un train de passagers à New York au début de décembre doit servir de leçon aux compagnies ferroviaires concernant l'importance des limites de vitesse et de la communication entre les membres de l'équipage, ont déclaré, mercredi, les autorités américaines.

L'administration fédérale des chemins de fer (FRA) a publié un avis de sécurité demandant aux compagnies d'informer leurs employés des circonstances entourant la tragédie survenue le 1er décembre dans le Bronx et de les sensibiliser au sujet du respect des limites de vitesse.

Elles devraient fournir une formation portant sur les limites de vitesse permanentes, les restrictions basées sur des caractéristiques physiques, les limites de vitesse temporaires et toutes les autres restrictions communes sur les réseaux ferroviaires, mentionne l'avis de la FRA.

Le bureau de la sécurité des transports des États-Unis a déterminé que le convoi du Metro-North Railroad roulait à 132 km/h lorsqu'il est arrivé dans une courbe où la vitesse était limitée à 48 km/h et a déraillé, tuant quatre personnes et faisant plus de 60 blessés.

Joseph Szabo, l'un des administrateurs de la FRA, a reconnu que les accidents ferroviaires avaient chuté de 43 pour cent aux États-Unis durant la dernière décennie, mais a affirmé qu'il y avait toujours place à l'amélioration.

L'avis recommande également aux compagnies d'effectuer des tests sur les trains qui doivent réduire leur vitesse de plus de 32 km/h. Il suggère d'utiliser les données des boîtes noires et des radars pour vérifier si les convois respectent les limites.

La FRA a aussi encouragé les entreprises à insister sur l'importance de la communication entre les membres de l'équipage, tant durant les moments occupés que durant les longues périodes sans activité.

Des représentants du conducteur du train ayant déraillé ont révélé que l'homme avait été victime d'un étourdissement et avait somnolé devant le tableau de bord juste avant l'accident, possiblement en raison d'un phénomène appelé «hypnose de la route».