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26/11/2013 06:27 EST | Actualisé 26/01/2014 05:12 EST

Syrie: la conférence de Genève en péril

BEYROUTH - Le principal groupe syrien d'opposition en exil a indiqué mardi qu'aucune décision finale n'a encore été prise quant à sa participation éventuelle à une conférence de paix à Genève, en janvier.

Le groupe a ajouté que la communauté internationale doit tout d'abord témoigner du sérieux de la chose en contraignant le régime de Bachar el-Assad à accepter des mesures qui rehausseront la confiance entre les deux camps.

Le chef de la Coalition nationale syrienne, Ahmad al-Jarba, a dit croire que le régime syrien a accepté de participer à la rencontre de Genève uniquement en réponse aux pressions de la Russie.

L'opposition avait précédemment fait valoir qu'il est inutile de discuter avec le gouvernement si cela ne doit pas mener au départ du président Assad.

La Coalition a répété mardi qu'il est hors de question d'accorder un rôle à M. Assad dans un éventuel gouvernement de transition. Elle a demandé à la communauté internationale de faire pression sur le régime pour obtenir l'ouverture de corridors humanitaires pour permettre à l'aide de rejoindre les secteurs contrôlés par l'opposition.

Pour sa part, le leader de l'aile militaire du groupe, le général Salim Idris, a déclaré mardi à la chaîne Al-Jazira que les conditions actuelles ne sont pas favorables à la tenue de pourparlers à Genève. Le commandant de l'Armée syrienne libre a ajouté que ses hommes n'ont aucune intention de cesser de se battre, que ce soit avant ou pendant la conférence.

Pendant ce temps, sur le terrain, au moins sept personnes ont été tuées lors d'une frappe de l'armée de l'air dans la ville de Qalamoun. L'explosion d'une voiture piégée à Damas aurait fait au moins 15 morts et blessées, pendant que quatre autres personnes étaient tuées par des obus de mortier.

Enfin, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a découvert deux nouveaux cas de poliomyélite en Syrie, ce qui porte à 17 le nombre total de cas dans ce pays.

Sona Bari, porte-parole de cette agence de l'ONU, a précisé que les nouveaux cas avaient été répertoriés à Alep et dans une région rurale près de Damas.

Ils ont ainsi apparu loin de l'endroit où un premier foyer a été découvert, soit dans dans la province de Deir ez-Zor, dans le nord-est du pays, au début de novembre.

Ces cas découverts en Syrie ont été les premiers depuis plus d'une décennie. Ils auraient été provoqués par l'effondrement du système de santé dans les zones de conflit.

Un demi-million d'enfants y ont été laissés sans vaccination.

Après l'éclosion, l'ONU a commencé sa plus grande campagne de vaccination contre la polio de l'histoire de la région. L'organisation a entrepris de vacciner ou de revacciner 20 millions d'enfants, de l'Irak à la Turquie.