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26/11/2013 07:01 EST | Actualisé 26/01/2014 05:12 EST

Enbridge plaide sa cause auprès de Québec

Les représentants de la société Enbridge (TSX:ENB) font valoir aujourd'hui les mérites de leur projet d'inversion d'oléoduc à l'Assemblée nationale du Québec, dans le cadre de la commission parlementaire sur ce projet controversé. Rappelons que le projet prévoit le renversement du flux de l'oléoduc 9B entre North Westover (en Ontario) et Montréal.

La société de Calgary a fait une présentation et doit répondre aux questions du comité pendant environ deux heures. Les audiences se poursuivront en accueillant une quarantaine d'intervenants pendant une période de sept jours, jusqu'au 5 décembre.

Dans son allocution d'ouverture, mardi, Éric Prud'Homme, directeur des affaires publiques d'Enbridge pour l'Est du Canada, a rappelé que la pétrolière était présente au Québec depuis une quarantaine d'années notamment par l'intermédiaire de Gazifère, en Outaouais, par sa participation importante dans Gaz Métro, par ses services dans l'industrie du raffinage et, plus récemment, par ses investissements dans trois parcs éoliens au Québec. En gros, a-t-il dit, les travaux consisteraient à ajouter et à modifier des pompes. Au Québec, les travaux seraient effectués au poste de Terrebonne, de même qu'au terminal de Montréal. 

Éric Prud'Homme a assuré que les zones dans lesquelles la pétrolière allait effectuer des modifications étaient « des terrains déjà perturbés, dans l'enceinte de terminaux et de postes déjà en place ». 

De son côté, la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Élaine Zakaïb, a expliqué que « la nature exceptionnelle du projet et les questions soulevées exigeaient que les élus de l'Assemblée nationale soient appelés à entendre les experts, les parties intéressées, les groupes environnementaux, les municipalités et les citoyens », a déclaré la ministre.

Élaine Zakaïb a expliqué que le projet présentait des enjeux liés à :

  • L'âge et l'infrastructure;
  • L'augmentation du volume du pétrole brut qui circulerait dans l'oléoduc;
  • La nature même du pétrole.

La ministre a rappelé qu'au Québec, l'oléoduc 9B traversait les régions des Laurentides, de Lanaudière, de Laval et de Montréal.

Le gouvernement du Québec ne perd pas de vue les avantages éventuels de la concrétisation du projet d'inversion, selon Mme Zakaïb : « la substitution du pétrole importé d'outre-mer par du pétrole américain contribuerait à améliorer l'ensemble de l'activité économique du Québec ».

Le gouvernement fédéral décidera, au début de l'année prochaine, si le projet d'Enbridge pourra ou non aller de l'avant.

La société a été contrainte de faire par écrit ses soumissions finales aux responsables fédéraux de la réglementation, après que les dernières journées d'audiences eurent été annulées à Toronto, en octobre, en raison d'une question de sécurité relativement à certains opposants au projet.