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25/11/2013 07:37 EST | Actualisé 25/01/2014 05:12 EST

Syrie: des pourparlers de paix s'ouvriront à Genève le 22 janvier

GENÈVE - Le gouvernement syrien et l'opposition se rencontreront pour la première fois le 22 janvier à Genève, pour tenter de mettre fin à une guerre civile qui a fait plus de 100 000 morts au cours des trois dernières années, a annoncé lundi l'Organisation des Nations unies (ONU).

Les précédentes tentatives visant à réunir les deux parties ont échoué principalement en raison de différends sur les représentants de l'opposition et du gouvernement syrien et sur la participations d'autres puissances régionales comme l'Iran et l'Arabie saoudite.

Le secrétaire-général de l'ONU, Ban Ki-moon, a demandé au gouvernement syrien et à l'opposition de contribuer au succès de la rencontre en prenant des mesures pour mettre fin à la violence, assurer la distribution de l'aide humanitaire, libérer des détenus et aider des centaines de milliers de réfugiés à rentrer chez eux.

«Nous nous y rendrons avec une idée claire: la conférence de Genève est le véhicule d'une transition pacifique qui comblera les aspirations légitimes de tout le peuple syrien pour la liberté et la dignité, et qui garantira la sécurité et la protection de toutes les communautés de Syrie», a-t-il déclaré aux journalistes.

Il a ajouté qu'un des objectifs principaux de la conférence sera de mettre sur pied un gouvernement transitoire qui jouira de pouvoirs sur l'armée et les forces de sécurité. Aucune mention n'a été faite du rôle éventuel de Bachar el-Assad.

Le communiqué de l'ONU ne précise pas qui représentera l'opposition syrienne, mais le ministre britannique des Affaires étrangères a dit que le principal groupe d'opposition, la Coalition nationale syrienne, sera de la partie. Le groupe n'exerce toutefois qu'un contrôle restreint sur les multiples factions qui combattent sur le terrain.

Un porte-parole de la coalition, Khaled Saleh, a dit ne pas encore savoir qui sera délégué à la conférence, mais a répété son opposition totale à la participation de l'Iran.

L'Iran, un des partisans les plus farouches du régime de Bachar el-Assad, lui a offert un appui financier important et lui aurait fourni des conseillers militaires, en plus d'entraîner des miliciens progouvernementaux et d'ordonner au Hezbollah libanais de combattre aux côtés des soldats syriens.

«Nous souhaitons le succès de cette conférence, nous ne sommes pas intéressés par une conférence qui va nous faire perdre du temps; nous ne sommes pas intéressés par une conférence qui justifiera le meurtre d'autres Syriens, a dit M. Saleh. En ce moment, je peux simplement dire que l'Iran n'est pas la bienvenue à la conférence, dans les circonstances actuelles. Si elle modifie sa position, si elle se retire, si elle arrête de tuer des Syriens, alors nous discuterons de sa participation à la conférence.»

Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a demandé au gouvernement syrien de «prendre des mesures immédiates pour soulager la souffrance humanitaire à travers le pays, et de mettre fin à ses tactiques brutales, qui incluent le siège et l'attaque de secteurs civils».

«Au cours des prochaines semaines ils devront démontrer qu'ils se présenteront à Genève préparés à négocier une transition politique et une fin à la violence», a dit M. Hague par voie de communiqué.

Le gouvernement de M. Hague et celui d'autres puissances occidentales appuient le principal groupe syrien d'opposition.