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25/11/2013 04:28 EST | Actualisé 24/01/2014 05:12 EST

Sainte-Agathe-des-Monts: le fondateur de la secte juive ultraorthodoxe se défend

Radio-Canada

Le fondateur de la secte juive ultraorthodoxe dont les membres ont fui Sainte-Agathe vers l'Ontario, la semaine dernière, pour éviter la Direction de la protection de la jeunesse, nie que les enfants de son groupe soient victimes de mauvais traitements.

On croyait l'endroit presque désert depuis le départ précipité du groupe, mais son fondateur et leader spirituel y est toujours. Dans une entrevue exclusive accordée à Radio-Canada, Shlomo Helbrans soutient que jamais personne n'a maltraité un enfant.

« Nous sommes des gens pacifiques et gentils. Et je crois que nous sommes persécutés à cause de profonds préjugés », dit-il.

La DPJ a relevé des problèmes de scolarisation et de négligence dans la communauté. Elle a expliqué que la secte contrevenait à la Loi sur l'instruction publique en ne prodiguant à leurs enfants qu'une éducation religieuse traditionnelle.

Pendant plus de 10 ans, le gouvernement les a laissés faire. Mais en 2011, on leur a demandé de se conformer. À force de négociations, ils avaient fait traduire des cahiers d'exercices en yiddish pour toutes les matières en vue de se conformer aux exigences de la loi québécoise.

« Quelques jours avant que nous soyons sommés au tribunal, nous avons rencontré le directeur de la DPJ des Laurentides et il nous a dit qu'il était très content et que nos efforts dépassaient même ses attentes », s'étonne Shlomo Helbrans.

Quant aux accusations de maltraitance et à l'enquête pour agressions sur mineurs, M. Helbrans affirme que la Torah leur interdirait ce genre de violence. Selon lui, il ne faut pas confondre le fait qu'on planifie des mariages entre mineurs dès l'âge de 15 ans et les « agressions sexuelles ».

Selon des informations obtenues par Radio-Canada, les forces policières ontariennes et québécoises travailleraient de concert dans le dossier, et il est possible que les autorités décident d'intervenir pour ramener les enfants de force cette semaine. Certains parents pourraient être accusés de gangstérisme, de rapt d'enfants, ainsi que de mauvais traitement.

Avec les informations d'Émilie Dubreuil

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