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25/11/2013 03:07 EST | Actualisé 25/01/2014 05:12 EST

Le cinéaste Stephen Frears se penche sur l'histoire vraie de Philomena Lee

TORONTO - Selon le réalisateur Stephen Frears, raconter une histoire vraie — comme celle de son nouveau film «Philomena» — vient avec son lot de responsabilités.

En entrevue au dernier Festival international du film de Toronto, en septembre, le cinéaste avait expliqué qu'en adaptant une histoire vraie au cinéma, on demande à la personne concernée de confier une partie de sa vie à un réalisateur.

Frears affirme qu'il voulait que l'histoire de cette Irlandaise catholique qui part à la recherche du fils qu'elle a été forcée de donner en adoption parle d'elle-même.

Mettant en vedette Judi Dench, «Philomena» joue sur la mince ligne qui sépare la comédie de la tragédie, mais aussi sur celle qui sépare la critique de l'Église catholique et le respect envers les fidèles de la religion.

Frears croit qu'il est très facile de critiquer l'Église catholique, mais précise que le film est rempli d'admiration pour la foi de Philomena.

Le long métrage prendra l'affiche vendredi.

Bien que Frears ait déclaré qu'il aimerait bien que le pape — qui lui semble être «plutôt un bon gars» — voit son film, son objectif n'était pas de promouvoir la religion.

«Je n'ai pas découvert ma foi, a-t-il dit sèchement. Mais vous faites un film sur quelqu'un capable de le faire et bien sûr vous apprenez des choses.»

Le film s'inspire d'un livre écrit par l'ancien journaliste de la BBC Martin Sixsmith, qui a accompagné une femme nommée Philomena Lee dans sa recherche de l'enfant qu'elle avait à peine eu le temps de connaître lorsque des religieuses le lui ont enlevé.

Après avoir perdu son fils, Lee avait été enfermée dans un couvent de la Madeleine, où des mères célibataires travaillaient pour repayer l'Église qui s'était occupé d'elles.

De plusieurs façons, un film inspiré de la réalité peut être plus intéressant qu'une oeuvre purement fictive, selon Frears. «Vous découvrez une réalité que vous ne connaissiez pas, qui ne vous avait jamais traversé l'esprit, a-t-il expliqué. Ça rend la vie intéressante».