POLITIQUE
25/11/2013 11:40 EST | Actualisé 25/01/2014 05:12 EST

Présidence de la FTQ : Claude Généreux laisse la voie libre à Daniel Boyer

PC

Après avoir mené une campagne depuis quelques semaines pour conquérir la présidence de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Claude Généreux annonce qu'il sera candidat pour le poste de secrétaire général de la plus importante centrale syndicale du Québec.

L'ancien secrétaire-trésorier national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a fait cette annonce tout juste quelques heures avant le dépôt des candidatures en vue de l'élection, vendredi, d'un nouveau président et d'un nouveau secrétaire général à la tête de la FTQ.

« [...] Je conclus qu'une grande partie de la base militante souhaite que je me présente comme secrétaire général plutôt qu'à la présidence. Ce message, ce conseil, m'a été donné à plusieurs reprises. J'ai réfléchi, j'ai soupesé le pour et le contre, et j'annonce que, cet après-midi, je présenterai ma candidature comme secrétaire général »,  a expliqué M. Généreux.

Dans un communiqué publié lundi avant-midi, Claude Généreux explique ce revirement par une volonté d'unifier les forces au sein de la FTQ plutôt que de les diviser.

Claude Généreux, l'ancien secrétaire-trésorier national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), laisse ainsi le champ libre à son rival Daniel Boyer, secrétaire général de la FTQ.

Considéré comme le dauphin de Michel Arsenault, M. Boyer mise sur l'intégrité. Il assure que lui et son colistier au poste de secrétaire général, Serge Cadieux, sont « irréprochables et inattaquables ». Selon lui, tous les scandales impliquant la FTQ évoqués dans les médias et à la commission Charbonneau sont désormais choses du passé et que les choses ont bien changé à la tête de la centrale syndicale.

Daniel Boyer ajoute ne pas être offusqué d'être identifié à Michel Arsenault, il affirme même en être fier. Mais le candidat à la présidence assure qu'il n'est pas à la solde de M. Arsenault pour autant.

Michel Arsenault fait ses adieux 

Cette annonce a été faite alors que débute à Québec le 30e congrès de la FTQ, à l'issue duquel sera désigné le nouveau président de la centrale syndicale.

Le président sortant Michel Arsenault a eu droit à une chaleureuse ovation de la part de 1500 membres présents à la rencontre.

Dans son discours d'ouverture dans lequel il a aussi fait le bilan de sa carrière à la FTQ, Michel Arsenault a déclaré avec une pointe d'émotion quitter la présidence de la centrale syndicale sans regret et avec « l'esprit libre ».

Au cours de son allocution, Michel Arsenault a défendu son bilan, affirmant avoir toujours tenu la barre pendant la tempête et rappelé, entre autres, que l'actif du Fonds de solidarité de la FTQ est passé de 6 à 9 milliards de dollars au cours des dernières années.  

Le dernier rempart

Appelant le monde syndical à se serrer les coudes, à faire front commun, Michel Arsenault a déclaré que sans syndicalisme, il n'y a que peu ou pas d'avenir. Le leader syndical n'a pas manqué à ce chapitre de saluer le courage et l'implication des étudiants québécois lors du printemps érable.

Selon Michel Arsenault, le monde syndical est de plus en plus menacé par les grandes entreprises, les médias et les banques qui accusent les syndicats d'être responsables de tous les maux de l'économie mondiale.

Pour le président sortant de la FTQ, les syndicats ne sont pas des boucs émissaires, mais bien les derniers remparts capables de protéger les travailleurs québécois et canadiens.

Il a aussi décoché quelques flèches au passage aux médias, dont il a dénoncé « l'acharnement » à son endroit et contre la FTQ. Michel Arsenault n'a pas non plus manqué de dénoncer les politiques du maire de Québec, Régis Labeaume,  qui prône une réforme des régimes de retraite des employés municipaux. 

INOLTRE SU HUFFPOST

Galerie photo La commission Charbonneau en bref Voyez les images