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25/11/2013 02:19 EST | Actualisé 24/01/2014 05:12 EST

Des listes d'attente pour l'aide aux femmes

Les organismes qui viennent en aide aux femmes victimes de violence conjugale font face à un achalandage accru dans la grande région de Québec.

Certains ont même dû mettre en place une liste d'attente. C'est le cas de l'organisme de première ligne Violence Info. En cette Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, l'organisme dit ne pas être en mesure d'aider immédiatement toutes les femmes qui en font la demande.

En l'espace d'un an, 180 femmes ont été inscrites sur sa liste d'attente.

Le délai pour recevoir de l'aide est d'environ un mois.

La directrice de Violence Info, Nathalie Igonène, affirme que 25 % des femmes se retirent de la liste d'attente lorsqu'un préposé est finalement disponible.

« Il y a toutes celles que nous n'arrivons plus à rejoindre parce que le numéro de téléphone n'est plus bon, parce qu'elles ne veulent plus débuter de suivi, parce qu'elles disent que la situation a changé. À Violence Info, on sait très bien que lorsqu'une femme a le courage de demander un service, c'est à ce moment-là qu'on doit répondre à sa demande », soutient-elle.

Dans l'ensemble de la province, 20 000 cas de violence conjugale ont été rapportés l'an dernier.

À Québec, l'Alliance des maisons d'hébergement pour femmes violentées et en difficulté rapporte que 1012 personnes, dont 628 femmes et 384 enfants, ont eu besoin des services offerts par les organismes d'aide en 2012.