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25/11/2013 09:55 EST | Actualisé 25/01/2014 05:12 EST

Camping de la Joie : la Ville change de ton envers les résidents

La Ville de Québec semble baisser le ton à l'endroit des propriétaires de maisons mobiles qui habitent encore sur les terrains du Camping de la Joie, dans le nord de Charlesbourg.

Plus de trois ans après avoir été menacés d'éviction une première fois par la Ville, les huit propriétaires qui habitent toujours l'endroit disent avoir reçu récemment une lettre de la Ville les informant de la tenue d'un comité de règlement à l'amiable, le 27 février prochain.

Les résidents, des représentants de la Ville et le propriétaire du camping devraient prendre part à ce comité.

La Ville de Québec semble donc être ouverte aux discussions avec les résidents permanents, ce qui réjouit le président du comité des résidents du Camping de la Joie, Armand Houle.

« C'est une bonne nouvelle pour nous autres. Ça va peut-être mettre fin à toute la saga du camping. On va peut-être voir le bout un moment donné. Si ça va bien, ça devrait tout se régler. On veut rester ici nous autres. C'était notre but premier puis ça l'est encore », dit-il.

« Vu qu'on est juste huit, ils pourraient nous tolérer jusqu'à tant qu'on décide de partir de nous autres même ou quelque chose comme ça », ajoute M. Houle.

Rappelons qu'en octobre 2010, la Ville a décidé d'expulser les occupants du camping en raison d'un problème de zonage non respecté. À l'époque, une quarantaine de personnes à faible revenu habitaient les lieux, dont plusieurs aînés.

La Ville a lancé un autre ultimatum aux résidents en octobre 2012. L'administration municipale fait notamment valoir que l'endroit n'est pas sécuritaire pour les véhicules d'urgence et que l'approvisionnement en eau en cas d'incendie est difficile.

Armand Houle ne partage pas les inquiétudes de la Ville de Québec. « Si ce n'était pas sécuritaire, je ne serais pas ici. Je ne resterais pas dans une place où je ne me sentirais pas en sécurité. C'est pas dangereux pour le feu. Il n'y a rien au propane ici. On est tous à l'électricité comme tout le monde », plaide-t-il.

De son côté, Jacques Perron, porte-parole de la Ville de Québec, affirme que l'administration municipale privilégie la négociation avec les résidents du camping.