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24/11/2013 11:31 EST | Actualisé 24/01/2014 05:12 EST

Les notables afghans approuvent le pacte de sécurité avec les États-Unis

La Loya Jirga, assemblée traditionnelle des notables afghans, a approuvé dimanche un pacte de sécurité avec les États-Unis autorisant des unités de l'armée américaine à rester en Afghanistan au-delà de 2014, date du retrait complet des troupes combattantes.

Mais le président Hamid Karzaï ne paraît pas disposé à le promulguer immédiatement suivant la recommandation des notables et semble décidé à s'en servir comme d'un levier en vue de l'élection présidentielle prévue en avril.

L'assemblée avait été réunie à la demande de Karzaï pour discuter des dispositions légales qui devraient régir la présence des soldats de l'armée américaine dans le pays.

Au terme de quatre jours de débats, la Loya Jorga a également souhaité une promulgation rapide du texte mais sur ce dernier point le chef de l'État afghan a entretenu l'incertitude expliquant qu'il souhaitait attendre la tenue de l'élection présidentielle prévue en avril.

« S'il n'y a pas de paix, alors cet accord fera le malheur de l'Afghanistan », a-t-il dit. « La paix est notre condition préalable. L'Amérique doit ramener la paix et ensuite nous signerons » l'accord.

Hamid Karzaï n'a pas fourni plus d'explication à ce refus de promulguer le texte dans l'immédiat. Il avait indiqué par le passé qu'un scrutin libre et juste était nécessaire pour garantir la paix dans le pays, une position sur laquelle il n'a pas changé d'avis, a précisé son porte-parole.

Une absence d'accord pourrait signifier un retrait total des troupes américaines présentes en Afghanistan depuis la fin de 2001 et la chute du régime taliban.

Un tel scénario signifierait que les forces de sécurité afghanes seraient livrées à elles-mêmes pour combattre l'insurrection islamiste.

Plusieurs dirigeants américains, dont le secrétaire d'État John Kerry et le secrétaire à la Défense Chuck Hagel, ont fait savoir que l'accord devait être promulgué avant la fin de l'année pour entamer les préparatifs d'une présence au-delà de 2014.

Reuters