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24/11/2013 09:25 EST | Actualisé 24/01/2014 05:12 EST

Le réacteur nucléaire Chalk River reprend du service après une interruption

Le réacteur nucléaire vieillissant de Chalk River, en Ontario, a repris du service samedi après une interruption imprévue qui a suscité certaines craintes quant à une possible pénurie d'isotopes médicaux.

Énergie atomique du Canada (EACL) a affirmé dans un communiqué avoir effectué les réparations nécessaires sur le récipient de barres de combustible alimentant le réacteur, ce qui a permis la remise en service samedi en soirée.

EACL a repris la production de molybdène 99 et reprendra les livraisons de cet isotope à son client, Nordion Inc., au cours de la fin de semaine.

Les isotopes molybdène 99 produits par les générateurs nucléaires servent à l'extraction d'isotopes technétium, qui sont nécessaires pour mener une série de tests médicaux. Ils servent notamment à détecter une embolie pulmonaire ou l'obstruction de l'artère menant au coeur.

Le spectre de la pénurie

L'établissement de Chalk River est l'un des plus importants producteurs d'isotopes à des fins médicales à travers le monde.

Sa fermeture temporaire a coïncidé avec la suspension des activités de deux autres des trois principaux producteurs mondiaux d'isotopes, incitant le président de l'Association canadienne de médecine nucléaire, Norman Laurin, à publier un avertissement quant à une possible pénurie d'isotopes si la fermeture de Chalk River devait se prolonger.

Mais selon M. Laurin, l'interruption ne devrait pas avoir de conséquences démesurées, estimant qu'une pénurie ne serait observée que pendant quelques jours au début de la semaine prochaine.

Les journées de lundi et mardi devraient beaucoup ressembler à celle de vendredi, soit environ 50 % de la disponibilité normale, et tout devrait rentrer dans l'ordre dès mercredi ou jeudi, a affirmé le président de ACMN.

Interruptions par mesure de sécurité

Plus tôt en novembre, la production d'isotopes avait été interrompue en raison d'une fuite du réacteur nucléaire de la South African Nuclear Energy à Pelindaba, près de Pretoria en Afrique du Sud.

Le 8 novembre, c'était au tour de l'établissement néerlandais, administré par le Groupe de recherche et de conseils nucléaires, de suspendre ses activités pour des raisons de sécurité.

On ignore encore pour l'instant à quel moment ces établissements pourront reprendre du service.

L'EACL a assuré qu'aucun problème lié à la sécurité nucléaire n'avait troublé ces travaux de réparation pendant la fermeture.

La Presse Canadienne