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24/11/2013 01:03 EST | Actualisé 24/01/2014 05:12 EST

Le président afghan refuse de signer l'entente de sécurité avant les élections

KABOUL - Le président de l'Afghanistan, Hamid Karzaï, a annoncé, dimanche, qu'il ne signerait pas l'entente de sécurité bilatérale avec les États-Unis avant les élections d'avril prochain, une décision qui va à l'encontre des recommandations de la Loya Jirga, la grande assemblée traditionnelle afghane.

Le refus de M. Karzaï d'écouter les conseils des 2500 membres de la Loya Jirga, qui ont approuvé l'accord par une forte majorité et encouragé le président à le signer d'ici la fin de l'année, remet en question le projet des États-Unis de laisser des soldats en sol afghan après le retrait des troupes de combat internationales en 2014.

Le leader afghan a fourni à l'assemblée une série de conditions, parfois mal définies, qui devaient selon lui être remplies avant qu'il ne signe l'entente, dont le rétablissement de la paix, l'assurance que les Américains collaboreront à l'application de l'accord et la tenue d'élections justes le 5 avril.

À la proposition de signer l'entente d'ici un mois, Hamid Karzaï a répliqué qu'il voulait d'abord que la paix règne dans le pays et qu'il n'était pas possible d'atteindre cet objectif en aussi peu de temps. Il n'a pas élaboré sur les autres exigences, mais son porte-parole, Aimal Faizi, a insisté sur le fait qu'aucune signature n'aurait lieu avec le scrutin.

La Loya Jirga n'a pas de pouvoir contraignant et son rôle se limite à formuler des recommandations.

L'administration de Barack Obama a dit par le passé qu'elle voulait que l'accord soit signé avant la fin de 2013 et prévenu qu'elle pourrait abandonner son projet de maintenir des troupes en Afghanistan après 2014 si M. Karzaï ne donnait pas son aval.

La suite des choses demeure incertaine, surtout si M. Karzaï continue de résister aux pressions nationales et internationales l'enjoignant à signer l'entente d'ici la fin de 2013.

«Nous étudions présentement le discours du président Karzaï. Nous continuons de croire que signer l'entente de sécurité bilatérale le plus rapidement possible bénéficierait à nos deux pays», a indiqué le porte-parole de l'ambassade américaine, Robert Hilton.