NOUVELLES
23/11/2013 08:39 EST | Actualisé 23/01/2014 05:12 EST

Nucléaire iranien : un accord est proche, mais la confusion règne

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Arakchi, a indiqué que son pays était tout près d'un accord avec les grandes puissances sur le dossier nucléaire, selon ce que rapporte l'agence de presse iranienne IRNA, samedi soir.

On ne sait toutefois pas si les discussions de Genève ont pris fin samedi soir, ou si elles se poursuivent encore. Un responsable américain, qui n'a pas souhaité être nommé, a expliqué à Reuters que les négociations n'étaient pas encore terminées. « Nous n'avons pas encore conclu », a dit le responsable.

Un peu plus tôt, un diplomate iranien avait indiqué à Reuters que les négociations étaient terminées. Il n'a pas donné pas de détail sur l'issue des rencontres. Le diplomate n'a pas non plus indiqué si ces rencontres ont permis d'obtenir un accord, ou si les pays allaient de nouveau se rencontrer.

Les négociations sont allées bon train, toute la semaine. La présence à Genève des ministres des Affaires étrangères américain, chinois, russe, français, britannique et allemand - John Kerry, Wang Li, Sergueï Lavrov, Laurent Fabius, William Hague et Guido Westerwelle - semblait montrer samedi que les discussions en sont à un point crucial.

Toutefois, elles butent sur la question de l'enrichissement de l'uranium. Personne ne sait pour l'instant si un accord a été trouvé à ce sujet. Néanmoins, l'Iran a indiqué samedi soir qu'il ne pourrait pas accepter d'accord avec le groupe P5+1 qui ne reconnaîtrait pas son droit à enrichir de l'uranium, une demande que les États-Unis et les Européens ont refusée à plusieurs reprises.

« Au cours des dix dernières années, l'Iran a résisté aux pressions économiques et politiques et aux sanctions destinées à lui faire abandonner ses activités d'enrichissement », a dit le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Arakchi, devant la presse, samedi.

« De fait, tout accord qui ne reconnaîtrait pas le droit de l'Iran à enrichir, pratiquement et verbalement, ne serait pas acceptable pour Téhéran », a-t-il dit au quatrième jour des négociations avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne.

M. Arakchi a ajouté que « 98% des progrès » ont été accomplis dans les discussions avec les États-Unis, la Russie, la Chine, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne et qu'il ne demeurait que quelques zones de désaccord. Les 2 % restant sont peut-être « beaucoup plus importants que les autres points », a précisé M. Arakchi. Le droit à l'enrichissement d'uranium n'est pas mentionné dans le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) dont l'Iran est signataire.

Cette question est au coeur des inquiétudes des pays occidentaux et d'Israël. Ils craignent que l'uranium enrichi à 20 % soit utilisé par l'Iran pour obtenir de l'uranium à 90 % pour un usage militaire, L'Iran a toujours affirmé que cet uranium est destiné à son réacteur de recherche et à des fins médicales.