NOUVELLES
23/11/2013 05:30 EST | Actualisé 23/01/2014 05:12 EST

Lettres à la ricine aux É.-U.: l'accusée aurait accepté de plaider coupable

TEXARKANA, États-Unis - Une Texane accusée d'avoir envoyée des lettres empoisonnées à la ricine au président américain Barack Obama et au maire de New York Michael Bloomberg a conclu une entente pour un plaidoyer de culpabilité avec des procureurs fédéraux, a rapporté un journal samedi.

Selon la Texarkana Gazette, le procureur fédéral adjoint Frank Coan a ajouté la phrase «avis de plaidoyer de culpabilité» au dossier de Shannon Guess Richardson.

Au dire des autorités, l'actrice originaire de New Boston, au Texas, a envoyé les lettres toxiques à MM. Obama et Bloomberg, ainsi qu'à un leader du groupe favorable au contrôle des armes du maire. Des documents déposés en cour mentionnent que Mme Richardson, alors enceinte, avait tenté de faire passer son mari pour le responsable des crimes.

Les termes de l'entente n'ont pas été rendus publics, et une audience préliminaire prévue le 2 décembre a été annulée. Cependant, il est possible que les termes du plaidoyer de culpabilité fassent l'objet de discussions au cours d'une autre audience, a précisé le quotidien. Habituellement, dans le cadre d'une telle entente, une audience est tenue pour que l'accusé puisse plaider coupable.

L'avocate commise d'office pour défendre Richardson, Tonda Curry, n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires.

Richardson, âgée de 35 ans, est sous le coup de deux accusations de menaces par la poste, et d'une accusation de menaces envers le président. Elle est toujours en prison, après avoir accouché en juillet.

L'accusée se trouve en fait entre les mains des autorités fédérales depuis le 7 juin.

Les autorités affirment que Richardson a créé un mélange semblable à de la ricine en utilisant du ricin, de la potasse et des seringues achetées en ligne. Trois des lettres qu'elle a envoyées par la poste ont entraîné des résultats positifs lors de tests visant à y détecter de la ricine, selon une plainte criminelle déposée par le FBI.

Si elle est reconnue coupable, l'accusée risque jusqu'à cinq ans en prison fédérale pour chacun des crimes, ainsi qu'une amende allant jusqu'à 250 000 $ US.