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23/11/2013 04:54 EST | Actualisé 22/01/2014 05:12 EST

La joie de vivre des Canadiens... selon l'ambassadeur mondial du bonheur

L'auteur belge Leo Bormans est connu comme l'ambassadeur mondial du bonheur et de la qualité de vie. Non pas qu'il en possède la recette, mais parce qu'il milite en faveur du bonheur dans nos sociétés.

Ses livres Happiness, Love et Optimiste sont de grands succès en librairie. De passage à Montréal pour le Salon du livre, il s'est arrêté dans le studio de l'émission Après tout, c'est vendredi!

Lorsqu'on considère le bonheur, le Canada arrive au sixième rang des pays de la planète, si on en croit le rapport sur le bonheur mondial établi par les Nations unies.

L'ONU arrive à cette conclusion en analysant six critères : la générosité, avoir quelqu'un sur qui compter, la liberté perçue dans les choix de vie, l'espérance de vie en santé, la protection contre la corruption et le PIB réel par habitant.

Mais, selon Leo Bormans, le bonheur ne dépend pas uniquement des politiques gouvernementales. « Les politiciens ne peuvent pas toujours améliorer le bonheur des gens », affirme l'auteur. « Ça ne tombe pas du ciel. On doit travailler pour ça. Tous les gens ont leurs propres responsabilités. »

N'empêche que les cinq pays répertoriés par l'ONU où le bonheur est « supérieur » au Canada ont tous un filet social important. Ces pays sont le Danemark, la Norvège, la Suisse, les Pays-Bas et la Suède.

« Je m'intéresse à ce qu'on sait du bonheur et de l'amour. Pas ce qu'on croit. Il ne s'agit pas des coeurs rouges et des petits bonshommes sourires », dit Leo Bormans.

Pour y arriver, il a demandé à 100 chercheurs de renom d'une cinquantaine de pays de lui résumer leurs connaissances sur le bonheur. Il en a résulté un livre, Happiness, qui s'est retrouvé entre les mains de plusieurs dirigeants européens. Le président du conseil européen l'a même remis au président américain, Barack Obama.

Selon M. Bormans, l'économie de consommation évolue vers une économie de satisfaction. « Ce qui nous rend heureux, ce n'est pas d'avoir toujours plus et plus d'argent. Il s'agit plus tôt de satisfaction. Ça dépend de la qualité de vie, de nos relations, de la liberté qu'on a pour faire des choix... »

« Je rencontre des gens partout dans le monde qui sont convaincus que les priorités sont en train de changer », conclut-il.

Leo Bormans sera au Salon du livre de Montréal aujourd'hui, de 13 h à 15 h. Le Salon du livre se poursuit jusqu'au 25 novembre.