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22/11/2013 03:28 EST | Actualisé 21/01/2014 05:12 EST

Au moins 45 morts dans l'effondrement d'un supermarché en Lettonie

Le bilan des morts dus à l'écroulement du toit d'un supermarché jeudi soir dans la banlieue de Riga, en Lettonie, est monté à 45, selon les services de secours. Au moins 35 personnes ont de plus été blessées dans la catastrophe. Plusieurs sont dans un état grave.

Le nombre de morts et de blessés risque toutefois encore de s'alourdir au cours de la journée. Environ 200 secouristes, aidés par des militaires, fouillent les décombres depuis jeudi soir, et selon le chef des secours, Oskars Abolins, le sauvetage devrait se poursuivre encore toute la journée et pourrait même se poursuivre samedi. Les autorités sont incapables de dire combien de personnes pourraient être coincées dans les décombres.

« Nous continuons à travailler au maximum de nos capacités, mais la situation reste extrêmement dangereuse sous le bâtiment écroulé », a indiqué M. Abolins.

Le toit du supermarché Maxima s'est d'abord effondré sur une surface d'environ 500 mètres carrés, alors que le commerce était bondé de clients qui faisaient leurs courses à la sortie du travail. Le deuxième étage s'est ensuite écroulé sur les équipes de sauvetage arrivées les premières sur les lieux.

Trois pompiers qui tentaient de dégager des victimes ont d'ailleurs été tués sous les débris et une dizaine de secouristes ont été blessés.

Toute la nuit, à la lumière des projecteurs, des grues ont prudemment retiré des blocs de béton des décombres. Peu après minuit, le sauvetage de deux personnes, saines et sauves, a brièvement ravivé les espoirs.

À l'extérieur des cordons policiers, des dizaines de citoyens attendent avec impatience des nouvelles de leurs proches.

Des témoins présents au moment de l'effondrement ont affirmé avoir entendu une explosion avant que le magasin ne soit plongé dans le noir. Certains sont sortis du bâtiment par des trous dans des fenêtres.

Finaliste d'un prix d'architecture

Selon les médias locaux, le centre commercial, construit en 2011, avait été sélectionné pour un prix d'architecture.

Quoi qu'il en soit, les policiers ignorent toujours la cause de l'effondrement, mais la police travaille actuellement sur trois hypothèses pour l'expliquer : la conception du bâtiment, les méthodes de construction et le jardin suspendu en cours de construction sur le toit.

Une enquête criminelle a été ouverte par la police.

Le gouvernement a déjà décidé de trois journées nationales de deuil, les 23, 24 et 25 novembre, avec une minute de silence lundi.