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21/11/2013 03:09 EST | Actualisé 20/01/2014 05:12 EST

Quartiers défavorisés : l'accès à la loterie vidéo dénoncé

La Coalition avenir Québec (CAQ) dénonce la présence de nombreux appareils de loterie vidéo dans les quartiers défavorisés.

La députée Sylvie Roy a relancé le ministre des Finances en chambre, jeudi, sur l'étude de la Direction de la santé publique publiée dans Le Devoir qui indique que plus les gens sont pauvres, plus ils ont accès facilement aux appareils de loterie vidéo de Loto-Québec.

Les plus démunis doivent franchir une distance deux fois plus courte que les personnes de milieux plus aisés pour avoir accès à un appareil de loterie vidéo. La députée Sylvie Roy estime cette situation aberrante.

« Est-ce que les personnes pauvres et démunies sont le pain et le beurre de Loto-Québec? », a interrogé Mme Roy.

Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, avoue d'entrée de jeu qu'il n'a pas pris connaissance de l'étude en question. Il s'interroge néanmoins, car selon lui, il existe des critères pour l'emplacement des appareils de loterie vidéo, dont celui de s'assurer qu'il n'y ait pas d'appareils dans les quartiers où le revenu moyen est en deçà de 59 000 $.

« Ou bien les critères dont il est question, ceux qui ont été adoptés il y a deux, trois ans, ne sont pas adéquats et ne permettent pas d'atteindre les objectifs qu'on s'est donnés, ou bien les critères que nous avons ne sont pas appliqués correctement. Dans un cas comme dans l'autre, des correctifs vont devoir être apportés », a soulevé le ministre.

L'Agence de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale analyse actuellement les répercussions de la présence des appareils de loterie vidéo dans les secteurs défavorisés.

Les conclusions de l'étude et ses recommandations devraient être rendues publiques d'ici quelques semaines, a fait savoir l'Agence de santé.